HISTOIRE / GEOGRAPHIE

Histoire du Continent et de la République du Centrafrique

Création des continents

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Il y a 300 à 400 millions d'années environ, tous les continents étaient rassemblés en un vaste ensemble unique, la Pangée.

Tous les continents se trouvent sur les grandes plaques tectoniques, c'est-à-dire les grandes plaques de roches qui forment la surface de la Terre. Ces grandes plaques, qui forment la croûte terrestre, se remodèlent sans cesse, créant et défaisant, au cours des millénaires, de nouveaux continents.

Quand les continents ont commencé à se déplacer il y a environ 250 millions d'années, la Pangée a ouvert l'océan Atlantique.

Entre 120 et 84 millions d’années, une deuxième phase de mouvements se met en place : l’Amérique du Sud se rattache à l’Amérique du Nord et l’ensemble des plaques Afrique, Inde et Australie suivent un mouvement grossièrement sud-nord qui conduit à la fermeture de l’ancien océan Thétys et à l’ouverture des actuels océans Atlantique Sud et Indien. C’est cette configuration (Amériques solidaires, mouvement de convergence sud-nord des plaques Australie, Inde et Afrique, vers l’Eurasie) qui perdure actuellement.

 

 

Les continents continuent aujourd'hui à dériver

 

 

L'Afrique :  il y a environ 2,6 millions d'années, le continent est le berceau de l'humanité, où s'est élaboré, il y a 200 000 ans environ.

Vers la fin de la Préhistoire, le Sahara, qui était alors formé de grands lacs, devint aride et « coupa » l'Afrique en deux, conduisant à des évolutions historiques distinctes mais non totalement indépendantes entre le nord et le sud, toujours reliés par divers corridors commerciaux passant par des réseaux d'oasis et parfois même unifiés sous une même puissance, comme celle des premiers Almoravides ou de l'Empire chérifien.

 

2,1 millard d'années : Gabon - Le Gabon recèle les traces de vie pluricellulaire les plus anciennes connues à ce jour. Elles remontent à 2,1 milliards d'années et ont été découvertes dans le Francevillien de la région de Franceville en 2008. En juin 2014, le CNRS annonce la découverte de nouveaux fossiles macroscopiques d'une taille allant jusqu'à 17 cm et confirme l'âge du gisement fossile à 2,1 milliards d'années.

En 2021, des pierres taillées découvertes sur le site d'Elarmékora sont datées indirectement à au moins 650 000 ans. La datation repose sur celle des échantillons de sol prélevés depuis la surface jusqu'à la strate où se trouvaient les pierres, datés par les nucléides cosmogéniques 26Al et 10Be

200 millions d'années : Leshoto - Des gisements de dinosaures, et des empreintes d’espèces de grande taille ont été découverts au Lesotho. Ainsi, dans les années 2000, une équipe de paléontologues britanniques, sud-africains et brésiliens a découvert les empreintes d'une espèce de dinosaure carnivore encore inconnue, sur une couche géologique datant de 200 millions d'années, dans la vallée de Roma, au sud-ouest du pays. Une rivière coulait alors à cet endroit. Ces empreintes constituent une preuve que des théropodes carnivores de très grande taille vivaient dans cet écosystème surtout dominé par une variété de dinosaures herbivores, omnivores et carnivores beaucoup plus petits, expliquent ces scientifiques. Pour Lara Sciscio, une chercheuse de l'université du Cap, « Cette découverte marque la première présence de très grands dinosaures carnivores au début du Jurassique dans le sud de Gondwana, le continent préhistorique qui s'est plus tard brisé pour former l'Afrique et les autres masses continentales »

4 millions d'années avant J.C. : Éthiopie - Considérée comme l'un des berceaux de l'humanité, l'Éthiopie est l'une des plus anciennes zones de peuplement humain. Les premières traces d'hominidés remontent à 3 ou 4 millions d'années.

La Corne de l'Afrique, et en particulier le territoire de l'actuelle Éthiopie, se trouve au cœur de l'histoire de l'humanité1. On y trouve les restes de certains des plus anciens hominidés connus (entre autres, Dinknesh (ድንቅ ነሽ), appelée généralement « Lucy », âgée de 3,18 millions d'années, et Ardipithecus kadabba, un hominidé de 5,2 à 5,8 millions d'années) mais également les plus anciennes traces de l'homo sapiens moderne, après le Maroc depuis mai 2017 - Djebel Irhoud, 300 000 ans.

L'existence d'un royaume qualifié d'« éthiopien » au sud de l'Égypte est très tôt évoquée dans l'Antiquité par les sources grecques et égyptiennes, sans que sa localisation précise soit clairement identifiée.

Depuis le début des fouilles entreprises dans le pays dans les années 1960, l'Éthiopie témoigne d'un patrimoine paléontologique extrêmement riche qui entraîne encore de nos jours de nouvelles découvertes. L'Éthiopie, située sur la vallée du Grand Rift, est ainsi le pays où ont été découverts les plus anciens ossements d'Homo sapiens. Elle est également l'un des pays où des restes de très anciens hominidés ont été mis au jour, avec le Tchad (Sahelanthropus tchadensis, 6 à 7 millions d'années) et le Kenya (Orrorin tugenensis, 6 millions d'années).

L'un des fossiles éthiopiens les plus connus est Lucy, appelée localement Dinknesh. Elle a été découverte le 30 novembre 1974 à Hadar sur les bords de la rivière Awash dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs américains, français et éthiopiens. Daté de 3,2 millions d'années, Dinknesh appartient au genre Australopithecus afarensis, cousin du genre Homo. Il s'agit du premier fossile relativement complet qui ait été découvert pour une période aussi ancienne. Il a révolutionné par ailleurs notre opinion sur les origines humaines, en démontrant que l’acquisition de la marche bipède remontait à plus de 3 millions d’années.

En février 2001, une équipe éthiopienne et américaine dirigée par les paléontologues Yohannes Hailé-Sélassié et Tim White annonce la découverte d'un hominidé âgé de 5,2 à 5,8 millions d'années. L'Ardipithecus kadabba (de l'Afar, ancêtre de base de la famille), considéré comme appartenant au même genre que Ardipithecus ramidus (de l'Afar Ardi, terre et ramid, racine). En janvier 2005, la revue Nature présente la découverte de nouveaux représentants de l'espèce Ardipithecus kadabba au nord-est de l'Éthiopie par l'équipe de Sileshi Semaw (Université de l'Indiana).

En février 2008, le fossile d'un ancêtre des grands singes africains est découvert dans la région de l'Afar par une équipe japonaise et éthiopienne. Âgé de 10 millions d'années, Chororapithecus abyssinicus pourrait être un gorille primitif ou représenter une branche indépendante proche de celle des gorilles. En février 2005, les restes fossilisés d'un squelette qui pourrait être le plus vieux « bipède exclusif » jamais découvert (âgé de 3,8 à 4 millions d'années), est mis au jour aux alentours de la localité de Mille, dans la région de Afar par une équipe de paléontologues éthiopiens et américains, codirigée par Bruce Latimer, directeur du Musée d'Histoire naturelle de Cleveland (États-Unis) et par le spécialiste éthiopien Yohannes Haile Selassié.

Les découvertes les plus importantes restent néanmoins celles des plus anciens représentants de l'homme moderne, notamment à travers la datation en février 2005, par Ian McDougal de deux crânes baptisées Omo 1 et Omo 2 découverts en 1967 à Kibish, en Éthiopie. À partir des sédiments dans lesquels ont été retrouvés ces crânes, ceux-ci ont été datés d'environ 195 000 ans. Ils constituent ainsi les plus vieux ossements d'Homo sapiens jamais découverts.

En juin 2003, une équipe internationale dirigée par Tim White, F. Clark Howell (Berkeley, Californie), et Berhane Asfaw (Centre de recherche de la Vallée du Rift, Addis Abeba) met au jour le fossile dénommé Homo sapiens idaltu (idaltu voulant dire « ancien » en langue Afar, région des fouilles) (Homme de Herto). Daté de 154 000 ans, communément appelé « l'homme d'Herto », il constitue alors, avec Omo 1 et Omo 2, le plus vieux représentant de l'espèce Homo sapiens. La découverte est réalisée près du village de Herto, à 225 km au nord-est de la capitale éthiopienne Addis-Abeba. Berhane Asfaw indique alors « Avec l'Homo sapiens idaltu, vous avez maintenant en Éthiopie la séquence entière de l'évolution humaine », le journal American Scientist titre en décembre 2003 : « Nous sommes tous africains ». (En mai 2017 une publication révèle les analyses de trois crânes découverts au Maroc : ils sont plus anciens de 100 000 ans...).

Dinknesh et le fossile type d'Ardipithecus kadabba sont de nos jours exposés au musée national d'Addis Abeba.

2,5 millions d'années Av J.C. : Afrique du Sud - De nombreux fossiles, trouvés dans les grottes de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et Makapansgat, indiquent que des australopithécinés vivaient sur le plateau du Highveld il y a environ 2,5 millions d'années;

2,5 millions d'années avant J.C. : Kenya - La vallée du Grand Rift est souvent désignée comme le « berceau de l'humanité » en raison des nombreux fossiles d'hominidés qui y ont été trouvés. Les plus anciens, des Proconsuls datant du Miocène, ont été découverts sur l'île d'origine volcanique de Rusinga par Louis Leakey. D'autres découvertes indiquent que des hominidés comme Homo habilis et Homo ergaster vécurent au Kenya il y a 2,5 millions d'années (Plaisancien).

2,4 à 1,8 millions d'années avant J.C. : Algérie - Il existe en Algérie, un des premiers berceaux de l'humanité, plusieurs sites ont été découverts, dans le Sahara qui était alors moins sec et où s'étendaient de vraies savanes.

Au Nord du pays, il existe de nombreux sites représentatifs du Paléolithique inférieur, tel que celui d'Aïn El Ahnech, près de Sétif, où les plus anciens restes d'hominidés en Afrique du Nord ont été attestés. Le site est considéré comme le plus ancien gisement archéologique d'Afrique du Nord. L'âge des vestiges est évalué par archéomagnétisme à 1,8 million d'années, coïncidant avec la période présumée de l'apparition de l'Homo habilis. Toutefois en 2018 sont mis au jour les gisements de pierre taillées les plus anciens d'Algérie sur le site d'Aïn Boucherit, au sud-est d'Alger, gisements vieux de 1,9 million d'années à 2,4 millions d'années

2,3 à 1,7 millions d'années avant J.C. : Éthiopie - Le site de Kada Gona, à Hadar, a livré certains des plus anciens outils taillés connus à ce jour. Ils sont âgés de 2,3 à 2,5 millions d'années. Ces premiers outils sont des galets aménagés présentant un bord tranchant.

À partir d'environ 1,7 million d'années, l'Oldowayen, caractérisé par une industrie lithique peu élaborée, laisse place à l'Acheuléen. Celui-ci se caractérise par l'apparition de nouveaux outils, plus grands et plus élaborés, tels que les bifaces, les hachereaux ou les bolas. Ces nouveaux outils apparaissent eux aussi pour la première fois en Afrique. Melka Kunture et Gadeb sont des sites éthiopiens ayant livré des vestiges de cette période.

Melka Kunture a livré des fossiles d'Homo erectus parmi les plus anciens du continent africain. Plusieurs milliers d'outils travaillés (grattoirs, rabots, pièces à encoches et outils denticulés) y ont été mis au jour. Des milliers de vestiges en obsidienne ont également été retrouvés sur ces sites : le nom de cette roche viendrait de celui d'Obsius, un personnage de la Rome antique qui signala le premier sa présence en Éthiopie.

2 millions d'années : Algérie - Des sites archéologiques ont livré des vestiges d’hominidés datés par archéomagnétisme de près de deux millions d’années. Le site d'Aïn Hanech (« la source du serpent »), près d'El Eulma, dans la wilaya de Sétif, a livré les industries les plus anciennes. Les chercheurs ont aussi décelé la présence d'Homo habilis et d'Homo erectus (appelé auparavant Atlanthrope), dès l'Acheuléen, à Mostaganem (site Errayah), à Tighennif, à Tabelbala-Tachenghit, à N'Gaous.

800 000 à 400 000 avant J.C. : Algérie - Le site acheuléen de Tighennif, dans la wilaya de Mascara, a livré des vestiges dont l'âge est évalué entre 800 000 et 400 000 av.J.-C. Parmi ces vestiges, composés essentiellement d'ossements d'animaux et d'objets de pierre taillée, les archéologues ont découvert les ossements d'un Hominidé qui ont conduit à la définition de l'Atlanthrope (homme de l'Atlas), aujourd'hui considéré comme un Homo erectus. L'homme de Tighennif est considéré comme le plus ancien représentant connu du peuplement de l'Afrique du Nord.

400 000 à 50 000 Av. J.C. : Kénya - Sur le site de Panga Ya Saidi, à l’est du Kenya découverte de la plus ancienne sépulture du continent africain. Selon eux, les os et résidus prélevés prouvent que les Homo sapiens enterraient leurs morts depuis le Middle Stone Age (400 000-50 000

av. J.-C.). Le squelette, baptisé Mtoto (qui signifie enfant en swahili) est en effet celui d’un Homo sapiens, âgé de 3 ans au moment de sa mort survenue il y a environ 78 000 ans. Plusieurs indices laissent supposer qu’un rite funéraire a été pratiqué avant l’inhumation et que celui-ci nécessitait plusieurs personnes.

400 000 Av. J.C.: Gabon - Il existe des traces d'un peuplement préhistorique du Gabon remontant à 400 000 ans et se poursuivant jusqu'à l'âge du fer.

On peut attester d'un peuplement préhistorique du Gabon. Des pierres travaillées ont été découvertes dans la région de la Lopé, datées de 400 000 ans.

250 000 à 50 000 avant J.C. : Algérie - L'Atlanthrope vivait de la cueillette et de la chasse et se déplaçait fréquemment dans sa quête de nourriture. Il a occupé le Maghreb central durant plusieurs millénaires et fabriquait des bifaces et des hachereaux ainsi que plusieurs autres types d'outils. Homo erectus disparaît vers 250 000 av. J.-C., après près de 2 millions d'années de présence. L'Algérie est alors exclusivement peuplée d'Homo sapiens, originaires de la corne de l'Afrique, qui occupent le Maghreb central pendant 150 siècles, de 250 000 à 50 000 av. J.-C., soit jusqu'à la fin du Paléolithique moyen.

200 000 Av. J.C. : Congo Kinshasa (Zaïre)- Les plus anciennes traces de peuplement au Congo sont associées à un préacheuléen, découvert sur les sites archéologiques de la Mulundwa au Katanga, de Katanda et de Sanga au Kivu. Les galets taillés ou choppers ont un âge estimé à plus de 200 000 ans , sans qu'il soit possible d'être plus précis aujourd'hui.

200 000 Av. J.C. : Éthiopie - Considérée comme l'un des berceaux de l'humanité, l'Éthiopie est l'une des plus anciennes zones de peuplement humain. Les premières traces d'hominidés remontent à 3 ou 4 millions d'années. L'apparition de l'Homo erectus et de l'Homo sapiens dans la région se situe entre 1,7 million d'années et 200 000 ans avant notre ère. L'Éthiopie, durant l'Antiquité, semble avoir fait partie du pays de Pount (IIIe millénaire av. J.-C. — Ier millénaire av. J.-C.).

90 000 Av J.C. : Afrique du Sud - Il est généralement admis que Homo sapiens, l'humain moderne, remplace Homo erectus il y a environ 100 000 ans. Des fossiles controversés, trouvés sur le site des grottes de la rivière Klasies, dans la province du Cap-Oriental, indiqueraient que l'humain moderne vivait en Afrique du Sud il y a plus de 90 000 ans.

L'Afrique du Sud compte également de nombreux sites du Middle Stone Age tels que Blombos, Diepkloof ou Border Cave. Ces sites ont livré des vestiges interprétés comme des indices de l'émergence de la modernité culturelle, blocs d'ocre gravés, perles en coquillage (Blombos), coquilles d'œuf d'autruche incisés (Diepkloof), os incisés (Border Cave).

Durant le Later Stone Age, des groupes apparentés aux Bochimans et aux Khoïkhoïs actuels se mettent en place. Il est difficile de reconstituer précisément l'histoire et l'évolution de ces groupes. Il semble que le nombre des Bochimans n'ait jamais excédé une cinquantaine de milliers d'individus sur le territoire de l'actuelle Afrique du Sud. Ces chasseurs-cueilleurs nomades n'ont, en termes modernes, laissé presque aucune empreinte écologique excepté des peintures rupestres.

60 000 Av J.C. : Soudan - Les fouilles archéologiques menées sur le Nil en amont d'Assouan ont confirmé l'occupation humaine de la vallée dès le paléolithique, il y a plus de 60 000 ans, principalement vers Khashm El Girba et Khor Musa, avant 8000 avant notre ère, mais aussi Affad 23 (en) et Djebel Sahaba.

50 000 à 20 000 avant J.C. : Algérie - À partir de - 50 000 et jusqu'à - 20 000 av. J.-C., l'Acheuléen cède la place à l'Atérien.

Durant cette période, vers 20 000 av. J.-C., de fortes pluies tombent au Sahara et au Nord de l'Algérie, qui connaissent alors un climat très humide favorisant le développement des populations d'éléphants, de girafes, de rhinocéros et autres, que les Atériens chassent en grand nombre.

Vers 20 000 av. J.-C., apparaît la culture dite parfois de « l'homme de Mechta Afalou » qui s'épanouit surtout sur la côte et dans la zone tellienne. Pour désigner la même réalité humaine, et pour la même époque, on a parfois parlé de culture « ibéro-maurusienne » parce qu’on avait pensé trop hâtivement qu’elle chevauchait entre l'Espagne et le Maghreb, cette culture est ensuite parfois qualifié de « Oranien » puis « Mouillie » ou « industrie de la Mouillah »

45 000 à 12 000 Av J.C. : Afrique Côte d'Ivoire - La date de la première présence humaine en Côte d’Ivoire est difficile à évaluer, les ossements ne se conservent pas dans le climat humide du pays. Cependant, la présence de fragments d'armes et d'outillages très anciens (haches polies taillées dans des schistes, débris de cuisine et de pêche) découverts sur le territoire national est interprétée comme la possibilité de la présence d’hommes, en assez grand nombre, au paléolithique supérieur (45 000 à 12 000 ans avant le présent) ou au minimum, l’existence sur ce terroir, d’une culture néolithique. Les plus anciens habitants connus de la Côte d’Ivoire ont toutefois laissé des traces disséminées à travers tout le territoire. Les populations arrivées avant le XVIe siècle sont aujourd'hui des groupes minoritaires ayant plus ou moins bien conservé l'essentiel de leurs civilisations. Ce sont les Agoua et Ehotilé (Aboisso), Kotrowou (Fresco), Zéhiri (Grand-Lahou) et Ega ou Diès (Divo).

40 000 Av J.C. : Afrique du Sud - Les Khoïsan, regroupant les Khoïkhoïs et les Sans, sont les premiers habitants connus de l'Afrique du Sud       (40 000 av. J.-C.).

30 000 Av J.C. : Guinée-équatoriale - Les vestiges d'une présence humaine ont été découverts en fouille au site de Mossumu (province du Littoral) et datés de 30 000 av. J.-C. Il s'agit d'une industrie dite « Sangoenne », bien connue à cette époque à travers l'Afrique centrale. Quelques autres sites, de surface ou en affleurement stratigraphique, indiquent que l'Âge Moyen de la Pierre est bien représenté dans cette partie du pays.

26 000 Av J.C. : Afrique du Sud - L'histoire de l'Afrique du Sud est très riche et très complexe du fait de la juxtaposition de peuples et de cultures différentes qui se succèdent et se côtoient depuis la Préhistoire. Les Bochimans y sont présents depuis au moins 25 000 ans et les Bantous depuis au moins 1 500 ans. Les deux peuples auraient généralement cohabité paisiblement. L'histoire écrite débute avec l'arrivée des Européens, en commençant par les Portugais qui décident de ne pas coloniser la région, laissant la place aux Néerlandais. Les Britanniques contestent leur prééminence vers la fin du XVIII ème siècle, ce qui mène à deux guerres. Le XXe siècle est marqué par le système législatif séparatiste et ségrégationniste de l'apartheid puis par l'élection de Nelson Mandela, premier président noir d'Afrique du Sud, à la suite des premières élections nationales multiraciales au suffrage universel organisées dans le pays.

20 000 à 10 000 Av J.C. : Algérie - Au Paléolithique moyen, les industries lithiques atériennes sont caractérisées par la présence de pièces à pédoncule. L'évolution des formes humaines depuis l'Homo erectus a abouti à l'apparition de l'Homo sapiens de type archaïque, ancêtre de la forme humaine actuelle.

Le Paléolithique se termine avec l’Ibéromaurusien, connu en particulier à la suite des fouilles menées dans la grotte d’Afalou, en Kabylie, qui ont révélé l'existence à cette période (il y a 20 000 ans à 10 000 ans environ) d'un art mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrement.

12 000 à 5 000 Av J.C.  : Haute -Volta future Burkina Faso - Comme pour tout l'ouest de l'Afrique, le Burkina Faso a connu un peuplement très précoce, avec notamment des chasseurs-cueilleurs dans la partie nord-ouest du pays (12 000 à 5 000 ans avant l'ère chrétienne), et dont des outils (grattoirs, burins et pointes) ont été découverts en 1973.

11 000 à 3 500 Av J.C. : Guinée-équatoriale - L'étude de la Préhistoire de la Guinée suit une subdivision géographique, l'île de Bioko d'une part, la province du Littoral entre Cameroun et Gabon d'autre part.

L'île de Bioko était reliée au continent jusqu'en 8 000 av. J.-C. par un « pont » qui fut lentement immergé par la montée des eaux de l'Atlantique, qui avait débuté vers 11 000 av. J.-C. à la fin du dernier Âge glaciaire. De ce fait, il est probable que ce territoire devait être habité par des populations nomades de chasseurs-cueilleurs, à l'instar de ce qui est connu sur le continent actuel.

Sur l'île de Bioko, il s'agit d'une autre lecture ; celle-ci sera très certainement modifiée dans les années à venir avec l'installation de projets de recherches archéologiques. Trois gisements « prénéolithiques » ont été recensés. Seul celui du séminaire de Banapa au sud de Malabo a été fouillé dans les années 1960 par un anthropologue espagnol. Tout ce qui peut être dit est qu'il est antérieur à la « Tradition Timbabé » de Bioko, encore non datée, elle-même antérieure à la « Tradition Carboneras » datée par le radiocarbone entre le Ve et le Xe siècle de notre ère. Il faut signaler que sur l'île d'Elobey Grande, des pierres taillées similaires à un Âge Récent de la Pierre ont été découvertes en surface. Ces trouvailles étayent l'idée d'une grande ancienneté de la présence humaine sur l'ensemble des îles équatoguinéennes avant qu'elles ne soient définitivement séparées du continent.

Enfin, l'expansion du mode de vie villageois en Afrique centrale implique dans sa modélisation, et avec le rapprochement des données de la linguistique, l'installation sur l'île de Bioko de villages dès 3 500 av. J.-C. Pour l'instant rien n'a été découvert pour vérifier cette hypothèse. La séquence archéologique de l'île, outre le pré-néolithique déjà mentionné, démarre avec la « Tradition Timbabé » connue sur treize points du littoral. Une continuité d'occupation de cette île est désormais bien attestée jusqu'à l'époque historique. À la suite du « Timbabé », on connait les traditions « Carboneras », « Bolaopi », « Buela », et enfin « Balombe ». Cette dernière tradition est historique.

Sur le continent, entre Cameroun et Gabon, les données de fouilles restent lacunaires mais sont suffisantes pour affirmer que la séquence complète qui reste à découvrir sera dans les grandes lignes similaire à ce qui est connu au sud-Cameroun et dans la région de Libreville au Gabon.

10 000 à 6 000 avant J.C. : Éthiopie - Des découvertes archéologiques récentes montrent que les habitants de l'Éthiopie actuelle pratiquaient l'art rupestre vers 10 000 a. J.C. De nombreuses peintures ont été retrouvées dans les régions d'Hararghe, Gamu-Gofa, du Tigré, dans la vallée du Nil Bleu et en Érythrée. Certaines d'entre elles montrent la traite des vaches, l'utilisation d'arcs et de flèches, de lances et de boucliers. Le bétail, les chèvres, des lions et des éléphants y sont très représentés. L'agriculture, via la culture du teff, des graines de Nyjer (graines de Niger) issues de Guizotia abyssinica, et de la banane ensete (Edulis edule), qui étaient déjà cultivées avant 5000 av. J.-C. Les cultures de blé et d'orge, tout d'abord apparues en Asie Mineure et en Iran, sont introduites vers 6000 av. J.-C. Des recherches menées près d'Aksoum montrent que le labourage et l'araire sont utilisés avant le début de l'ère chrétienne. Les pièces axoumites préchrétiennes représentent un épi de blé, accompagné du symbole préchrétien du Soleil et de la Lune.

La date de domestication du bétail est mal définie. Les peintures rupestres suggèrent que les moutons et les chèvres sont domestiqués avant 2000 av. J.-C.

10 000 avant J.C. : Éthiopie - Le mégalithisme éthiopien : On dénombre dans la région du sud de l'Éthiopie la plus grande concentration de mégalithes de tout le continent africain. Au nombre d'une centaine dans le Harar, d'autres plus récents (Ier millénaire de notre ère) se comptent par milliers dans le Choa et le Sidamo. L'une des régions les plus marquées par ce mégalithisme se trouve au sud d'Addis-Abeba, où quelque 160 sites archéologiques ont été découverts jusqu'à présent, celui de Tiya est l'un des plus importants. Il comprend 36 monuments, dont 32 stèles présentant une figuration sculptée faite d'épées et de symboles demeurés énigmatiques.

Certaines de ces sépultures, ou dolmens, sont d'une grand ancienneté puisque plusieurs remontent au dixième millénaire avant notre ère. La taille du monument varie de 1 à 8 mètres. On sait que la plus grande partie de ces mégalithes ont une signification funéraire, et ont vraisemblablement été érigés par un peuple d'agriculteurs.

Un des motifs récurrents du site est un symbole « ramifié » que l'on retrouve également sur les sites de Sodo, et sur les monolithes phalloïdes du Sidamo, plus au sud. Il semble que l'être humain soit souvent le centre de la représentation, lorsque le monument n'est pas lui-même anthropomorphe. On distingue ainsi selon Francis Anfray : « des stèles anthropomorphes, des stèles à épées, des stèles à figuration composite, des stèles au masque, des monolithes phalloïdes, des pierres hémisphériques ou coniques, des stèles simples sans nulle figuration ». On sait que la plus grande partie de ces mégalithes ont une signification funéraire, vraisemblablement érigés par un peuple d'agriculteurs.

Les explorateurs étrangers connaissent ces monuments depuis la fin du XIXe siècle. Les Éthiopiens musulmans et chrétiens ignorent aujourd'hui leur origine. Ces stèles n'ont pas encore pu être datées avec précision : alors que les archéologues Azaïs et Chambard, découvreurs du site, ainsi que par la suite Jean Leclant, proposent l'origine d'un culte néolithique par les ancêtres des Égyptiens, une autre équipe d'archéologues français propose une datation entre le XIe et le XIIIe siècle, l'UNESCO ne proposant pas de datation officielle. Le symbolisme élaboré des stèles n'a pas non plus reçu d’explication à ce jour.

Le champ de stèle de Tiya est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et a fait l'objet récemment d'une restauration intégrale.

10 000 à 500 avant J.C. : Éthiopie - L'Antiquité éthiopienne - Les sources égyptiennes : Le Royaume de D'm't

Des recherches menées dans la région d'Axoum montrent que la région est occupée par une population de l'âge de pierre depuis environ 10 000 av. J.-C. Dans le Ier millénaire av. J.-C. un type d'agriculture proche de celui encore pratiqué dans certaines régions du Tigré apparait53. On note à cet égard le site de Kidane Meret, découvert en 1994-1996, dans le nord d'Axoum, qui montre que ceux-ci vivaient dans des bâtiments de forme rectangulaire bien avant l'époque de l'émergence d'Aksoum.

Vers 800-700 av. J.-C. le site semble avoir attiré des populations sudarabiques qui s'établissent dans quelques zones de fertilité et qui ont au moins une signification religieuse. Parmi ceux-ci le site le plus connu est celui de Yeha, à l'est d'Axoum. Le type de relation entre populations est mal connu, le site de Kidane Meret montre en particulier que des populations pratiquant l'agriculture sans connexion avec les pratiques sud-arabiques partageaient la même zone géographique.

Une forme de centralisation politique apparait vers le Ve siècle av. J.-C. sous le nom de D'mt (Damaat). Celle-ci incorpore des éléments de langue sudarabique, avec un type d'agriculture et de technologie local, combinant pratique du commerce et de l'agriculture. La transition de D'mt au royaume d'Aksoum reste encore aujourd'hui assez peu comprise.

Sur la période qui va du premier millénaire avant l'ère commune jusqu'au milieu du premier millénaire après, des relations suivies entre les deux rives de la mer Rouge sont visibles dans les constructions de cette époque. Elles ont fait l'objet d'une publication en 2015.

10 000 Av. J.C.: Gabon - Des haches et des pointes de flèches datant de l'âge de pierre, environ 10 000 ans avant notre ère, ont également été trouvées dans le Moyen-Ogooué et dans le sud. Des dessins gravés sur roche près du cap Lopez ont été datés de plus de 8 000 ans. Des traces d'activités humaines de l'âge du fer montrent la continuité du peuplement de la zone.

9 000 Av J.C. : Archipel des Comores - L'archipel des Comores, d'origine volcanique, est vieux de 9 millions d'années : l'île la plus ancienne (et la plus érodée) est Mayotte, et la plus récente est la Grande Comores, qui possède encore un volcan actif susceptible de l'agrandir. L'archipel ne semble pas avoir connu de présence humaine avant le Moyen Âge, les mammifères en étant probablement absents à l'exception des roussettes.

 

9 000 Av J.C. 6000 Av notre ère : Égypte - L’histoire de l'Égypte est d'abord marquée par les témoignages inestimables légués par l'Égypte antique, qui ont fasciné dès l'Antiquité. Elle est aussi particulièrement marquante en dehors de l'Égypte, chez les Juifs, en Afrique noire, dans le monde hellénistique, chez les Arabes et dans l'Islam, et en Europe. Après la période ptolémaïque, l'Égypte n'est plus, durant plusieurs siècles, qu'une province des empires plus vastes que sont l'Empire romain, l'Empire byzantin, l'Empire sassanide, l'Empire arabe puis l'Empire ottoman. Elle ne retrouve une certaine autonomie qu'au XIXe siècle et son indépendance en 1922. Après des régimes autoritaires, elle connaît une démocratisation difficile avec la révolution de 2011. Écrire l'histoire ancienne est encore relativement difficile tant la documentation est fragmentaire et lacunaire. En particulier, les dates de changement d'ère données ci-dessous ne peuvent être qu'approximatives, car les avis divergent sur ce sujet.

La préhistoire de l'Égypte est celle des civilisations nigéro-nilo-sahariennes dont témoigne l'art rupestre du Sahara. La période de 9000 à 6000 avant JC a laissé très peu de preuves archéologiques.

Les premières structures de type néolithique, datées du VIe millénaire avant notre ère, apparaissent dans le Fayoum. Au début du Ve millénaire, des habitats structurés naissent près du delta du Nil, comme le site de Mérimdé Beni Salamé, avec de la culture, notamment de blé et d'orge et de l'élevage de bovins, d'ovins et de porcs Des études basées sur des données morphologiques, génétiques et archéologiques ont attribué ces colonies à des migrants du Croissant fertile au Proche-Orient apportant l'agriculture dans la région.

Lorsqu'il y a cinquante siècles, le climat saharien a commencé à transformer en désert ce qui avait été une fertile savane parsemée de lacs, de fleuves et de forêts d'acacia. Des éleveurs de bétail et cultivateurs de mil y vivaient. Ils connaissaient déjà le cheval et le char de combat et se sont concentrés dans la vallée du Nil restée fertile, où l'augmentation de la densité des populations et des échanges a favorisé l'émergence d'une civilisation complexe et hiérarchisée.

Le sud de la vallée du Nil reste marqué plus longtemps par le nomadisme, sans exclure des formes d'élevage. La sédentarisation intervient vers 4400 avant notre ère, avec la culture dite de Badari caractérisé par un artisanat riche et varié, la pratique de l'agriculture et des séries de nécropoles élaborées. Ces groupes devaient être en relation avec le Sinaï et le Soudan. Cette période appelée « prédynastique » s'étend environ de 5000 à 3000 avant notre ère.

 

9 000 Av J.C. - Oubangui-Chari Centrafrique - Des pierres taillées datant au moins du IXe millénaire avant notre ère ont été retrouvées au cours de fouilles effectuées en République centrafricaine. Toutefois, l’absence de restes humains associés empêche l’attribution de ces outils à une population précise (pygmées ou autre peuple autochtone). Par la suite, la transition du paléolithique vers le néolithique dans la région fut un processus graduel sans rupture culturelle brutale.

8 000 Av J.C. : Algérie - Les derniers chasseurs-cueilleurs sont représentés dans le Nord-Est de l'Algérie par les Capsiens, attestés jusqu'à il y a 8 000 ans. Les modalités de passage à l'économie de production (et donc au Néolithique) sont très mal connues dans le Nord.

Dans le Sud, au Sahara, le Néolithique est une période florissante en raison d'un climat globalement plus humide que l'actuel et donc d'une flore et d'une faune beaucoup plus riches. Les êtres humains de cette période ont gravé et peint les parois de leurs abris. La chronologie exacte de cet art est très discutée et notamment la date de son apparition (il n'existe pas de moyen de le dater directement). Certains chercheurs pensent qu'il est apparu dès la fin du Pléniglaciaire, au Paléolithique, tandis que d'autres ne le pensent pas antérieur au Néolithique.

Les Aurès comprennent plusieurs sites datant de l'ère préhistorique à la période protohistorique. Plusieurs recherches anthropologiques ont été entreprises dans les régions des Aurès, puisque de nombreuses grottes troglodytes étaient habitées par des Hommes à Maafa, Takarbourst dans les Aurès et Ghoufi

8 000 à 3 000 Av J.C. : Cameroun - Les premiers habitants du Cameroun furent probablement des populations proches des Baka et des Akas, traditionnellement appelés pygmées. Ils habitent toujours les forêts des régions du sud et de l'est. L'analyse des ossements de quatre enfants enterrés il y a 3000 et 8000 ans sur le célèbre site archéologique de Shum Laka a confirmé que ceux-ci ont pour plus proches parents ces groupes de chasseurs-cueilleurs qui vivent aujourd'hui à au moins 500 kilomètres dans les forêts tropicales de l'ouest de l'Afrique centrale

8 000 à 3 000 Av J.C. : Soudan - Les fouilles archéologiques menées sur le Nil en amont d'Assouan ont confirmé l'occupation humaine de la vallée dès le paléolithique, il y a plus de 60 000 ans, principalement vers Khashm El Girba et Khor Musa, avant 8000 avant notre ère, mais aussi Affad 23 (en) et Djebel Sahaba.

Au VIIIe millénaire av. J.-C., des peuples mésolithiques (8000-5000), puis néolithiques (4900-3300) s'y sont sédentarisés dans des villages fortifiés en briques, pratiquant l'agriculture et l'élevage : Ad-Damir, Abu Darbein, Wadi Howar, Shaqadud, puis Kadero, esh-Shaheinab, Kadruka, Kerma.

Les sociétés prédynastiques de Nubie et de Haute-Égypte étaient ethniquement et culturellement très proches, et ont évolué parallèlement vers des royaumes pharaoniques vers -3300, au néolithique. La Basse-Nubie semble ensuite s'être vidée de sa population dans le cadre d'un processus forcé d'égyptianisation et d'unification de la vallée du Nil par les royaumes établis au nord.

Le site rupestre de Geddi-Sabu reste une exception.

7 500 avant J.C. : Algérie - Le Paléolithique supérieur révèle des restes de la culture de l'Atérien et de celle de l'Ibéromaurusien. L'Atérien a été défini à partir de vestiges mis au jour dans le site éponyme de Bir el-Ater, dans la wilaya de Tébessa. Il s'étend jusqu'à la révolution néolithique vers 7 500 av. J.-C. L'Homme de Néandertal a longtemps été considéré comme l'auteur de l'Atérien mais cette espèce est désormais perçue comme exclusivement eurasiatique. Il est probable que des Homo sapiens archaïques aient produit les outils atériens.

L'Atérien disparaît vers 7 500 av. J.-C., lors de la révolution néolithique. Avec cette révolution apparaissent des sociétés sédentaires qui produisent leur nourriture grâce à l'agriculture et à la domestication. En Algérie, cette révolution débouche sur la civilisation capésienne. Cette culture aussi appelée « protoméditerranéenne » a laissé des traces impressionnantes de dessins sur œufs d'autruches et céramiques, mais aussi de gravures rupestres et de monuments funéraires dont la tradition s’étendra jusqu'à la Protohistoire et l'Antiquité. On suppose que les Capésiens sont venus d’Orient, avec d’autres vagues humaines qui les suivront et seraient à l'origine d'un substrat proto-berbère, refoulant plus vers l’ouest et le sud ou assimilant les communautés humaines préexistantes.

Les Capésien furent les premiers au Maghreb à domestiquer les ovicapridés et les bovidés. Ils se caractérisent par la présence sur leurs lieux d’habitat d'escargotières (ramadiyate), un mélange de cendres et de résidus alimentaires dont des coquilles d'escargots.

Durant le néolithique, l'art se diversifie et s'affine dans les gravures rupestres de l'Atlas saharien, mais parfois aussi plus au nord. Dans l'extrême Sud-Est saharien, au Tassili n'Ajjer, au climat humide, contrairement au climat désertique de nos jours, on atteste sur les céramiques modelées, des hommes de type négroïde. Des gravures rupestres, représentent, souvent en grandes dimensions, des bubales ou autres animaux de la faune africaine, et également des ânes sauvages, des chèvres, des gazelles et des poissons.

Au néolithique moyen, les représentations de troupeaux se font plus fréquentes et la croyance en une voie initiatique scandée par deux temps, le solaire et le lunaire apparaît. Au Tassili, l'art se fait narratif. Dans les mises en scène d'êtres humains, apparaissent des populations blanches, venues vraisemblablement d'Orient.

Le néolithique final marque la fin de la préhistoire. Les représentations animalières continuent à mettre en scène la faune africaine, mais l'éléphant et l'hippopotame ont disparu, signe d'un climat devenu plus sec. Des animaux domestiques apparaissent, comme notamment le chien et le cheval. Au même moment, et dans la même aire saharienne, commencent à apparaître les caractères dits libyques.

La langue Capésienne est reconnue par la linguistique historique comme étant l'ancêtre des langues berbères en Afrique du Nord ; par ailleurs, la décoration des poteries capésiennes présente de grandes similarités avec celle des poteries berbères plus récentes. On sait peu de choses de la religion des Capésien. Toutefois, les pratiques funéraires (monticules de pierres et peintures figuratives) suggèrent que ces derniers croyaient en une vie après la mort.

 

5 800 à 2 500 av. J.C. : Afrique République de Djibouti - La zone de Djibouti est habitée depuis au moins le Néolithique. Selon certains linguistes, les premières populations afro-asiatiques sont arrivées dans la région durant cette période à partir de l'urheimat proposé par la famille (« patrie originelle ») dans la vallée du Nil ou le Proche-Orient, tandis que d'autres chercheurs proposent que la famille afro-asiatique se développe in situ dans la Corne, et que ses locuteurs se dispersent par la suite.

Avec la Somalie, et le sud de l'Érythrée, l'actuel territoire djiboutien fait peut-être partie de l'ancien territoire appelé Pays de Pount (ou Ta Netjeru, signifiant « la Terre de Dieu ») par les anciens Égyptiens, dont la première mention remonte au XXVe siècle av. J.-C.

La région aurait été un des habitats du peuple Harla, aujourd'hui éteint.

5 800 à 2 500 av. J.C. : Guinée-Bissau - Le territoire où se situe l'actuelle Guinée-Bissau (Guinée-Bissao, Guinée) est occupé dès le néolithique. Jusqu'à la fin du premier millénaire divers groupes arrivent, s'intègrent et créent peu à peu des petites nations féodales, aux organisations politiques variées, qui échangent constamment et se mêlent (par conflit, par mariage surtout, par commerce, par aventure, etc.).

5 000 Av. J.C. : Éthiopie - Le métissage entre les populations locales et les groupes migrants Sabéens donna naissance à une nouvelle culture dite « pré-aksoumite ». Cette culture se constitua, au Ve siècle av. J.-C., en un état appelé royaume D'mt. Cette période est caractérisée par l'effacement progressif des liens avec l'Arabie du Sud, bien que D'mt conserve les éléments culturels apportés par les Sabéens. L'alphabet sudarabique apporté par ces derniers donna ainsi naissance à l'alphasyllabaire guèze durant cette période.

Après la chute du royaume de D'mt au Ve siècle av. J.-C., divers royaumes ont dominé la région jusqu'à l'émergence, au Ier siècle av. J.-C., du royaume d'Aksoum, premier empire important de l'histoire éthiopienne.

5 000 à 1 000 Av. J.C.: Gabon - Les Pygmées actuels, qui seraient issus de ce peuplement, sont les premiers habitants connus de ce qui est actuellement le Gabon. Chasseurs-cueilleurs, ils s'installent environ 5 000 ans avant notre ère. Une vague de peuplement bantoue leur succède. Les Bantous étant eux-mêmes partis il y a 5 000 ans de la zone sahélienne en voie d'assèchement, leur expansion vers le sud et l'est date d'environ 1 000 ou 2 000 ans avant notre ère. À la différence des Pygmées, les peuples bantous sont semi-sédentaires et pratiquent l'élevage ; ils maîtrisent aussi la métallurgie dès le Ier millénaire av. J.-C. Arrivés au Gabon, ils trouvent donc un peuplement pygmée sur place.

Vème siècle Av J.C. : Cameroun - D'après certains historiens, le carthaginois Hannon aurait atteint le mont Cameroun qu'il aurait baptisé le « char des Dieux ». D'autres historiens rejettent cette théorie arguant l'absence de trace de son passage au Cameroun et les conditions matérielles de l'époque qui n'auraient pas permis une expédition aussi éloignée de Carthage.

 

5 000 Av notre ère : Égypte - À une époque nettement antérieure à 5000 avant J.-C., de nombreuses communautés de chasseurs-cueilleurs vivent sur les plateaux surplombant le Nil et dans les savanes qui s'étendent à l'est et à l'ouest. Quand la baisse des précipitations et celle, relative, des crues, en particulier après 4000, entraînent une désertification des terres occidentales, ces populations colonisent densément la vallée du Nil et ses abords immédiats. Néanmoins, la faune de ces plateaux, parmi laquelle des éléphants et des girafes, persiste jusqu'aux environs de 2300, avant de se replier définitivement vers le sud.

La vallée du Nil, qui présente des bassins d'irrigation naturels retenant les eaux de crue, est un emplacement idéal pour passer de l'économie mésolithique dotée d'un embryon d'agriculture à une économie fondée sur une agriculture sédentaire accompagnée d'élevage.

En Basse-Égypte, au sud du Delta, à Merimdeh et dans le Fayoum (5000-4000), les fouilles archéologiques montrent l'importance d'une société paysanne, dont les villages étaient construits en clayonnages de roseaux, et produisant une poterie monochrome parfois rehaussée de décors incisés ou appliqués.

Haute-Egypte

À la même période, en Haute-Égypte, le pouvoir paraît déjà beaucoup plus fort, centralisateur ; des phénomènes urbains apparaissent à Hiéraconpolis. Les trois époques successives de la culture de Nagada produisent une poterie très différente de celle du Nord – plus proche de celle de Khartoum, plus ancienne – et de superbes objets de pierre polie.

C'est à cette époque que des schémas historiques généraux se dessinent, avec l’émergence d'élites politiques asseyant leur pouvoir sur la prospérité de l'agriculture et sur le contrôle des matières précieuses, qui commencent à être exploitées par des techniques nouvelles.

Si les outils et les armes sont initialement en pierre ou en matériaux organiques, le cuivre et les métaux précieux acquièrent une importance croissante en Haute-Égypte et, plus tard, en Basse-Égypte. La culture de Nagada (milieu du IVe millénaire) voit la construction de bateaux de rivière plus grands et plus performants, et l'essor du commerce sur le Nil. Ces facteurs, parmi d'autres, favorisent l'apparition d'une élite dont les sépultures sont plus grandes et plus somptueuses que précédemment (on peut même reconnaître celles des chefs politiques provinciaux sur différents sites). Selon des traditions ultérieures, deux royaumes seraient apparus à la fin de l'époque prédynastique, la prééminence matérielle et politique de la Haute-Égypte étant plus nette.

Agriculture

La domestication du bétail en Afrique précède l’agriculture ; ainsi le bœuf est-il domestiqué depuis 7 500 à 6 000 ans av. J.-C. en Afrique du nord. Dans l'aire nilo-saharienne, de nombreux animaux sont domestiqués, dont l'âne. Elle se développe parallèlement aux cultures de chasseurs-cueilleurs. Les Khoïsan, qui furent la population la plus nombreuse dans l'histoire de l'humain moderne se divisent entre les chasseurs-cueilleurs San, appelés aussi « Bochimans » et les pasteurs Khoïkhoïs.

L'agriculture apparaît en plusieurs lieux selon un processus complexe vers 6000 av. J.-C. Il s'agit d'abord d'une adoption par l'Égypte de plantes venant du sud-ouest asiatique. L’Éthiopie (et la Corne de l'Afrique en général) se distingue nettement de ses voisines et entretient des contacts intermittents avec l’Eurasie après l’expansion de l’espèce humaine hors d’Afrique. La culture, la langue ainsi que les espèces cultivées en Éthiopie (café, sorgho, teff) sont particuliers à cette région. Vers 3000 av. J.-C., une migration majeure de populations d'agriculteurs venus du Proche-Orient a lieu en direction de l'Afrique. Cette implantation de nouvelles populations est notamment présente dans la corne de l'Afrique. Vers 2 000 ans av. J.-C., une agriculture autochtone se développe avec la domestication du mil, du riz africain, de l'igname et du sorgho.

4 000 avant J.C. : Éthiopie - L'Antiquité éthiopienne - sources grecques : Si les sources écrites de la période préaxoumite sont quasi inexistantes, les Grecs anciens font de nombreuses références aux Éthiopiens vivant au Sud de l’Égypte antique. Dans sa traduction littérale, le terme issu du grec ancien Αἰθιοπία / Aithiopía signifie « le pays des visages brûlés », de αἴθω / aíthô « brûler » et ὤψ / ốps, « visage », et désigne donc un ensemble plus vaste, il est par exemple également utilisé pour désigner la région de la haute vallée du Nil du sud de l'Égypte, également appelé Koush, qui au IVe siècle av. J.-C. est envahie par les Axoumites.

Le terme est issu de la légende de Phaéton tirée de la mythologie grecque, né de l'union d'Apollon et de Clymène, épouse de Mérops, roi des Éthiopiens. Dans sa folle course à travers le ciel sur le char de son père, celui-ci s'approcha trop près du sol terrestre. Les populations qui vivaient dans ces régions, près du royaume d'Océan Ὠκεανός / Ôkeanós, furent brûlées et marquées ainsi que leur descendance, ce qui expliquait leur teint foncé et leur dénomination.

On retrouve les Éthiopiens dans les mythes, le roman grec ainsi que chez leurs premiers historiens, comme Diodore de Sicile.

Ceux-ci sont notamment mentionnés dans l'Iliade (I, 423) d’Homère, dans l'Éthiopide, l'une des épopées du Cycle troyen, narrant les aventures du prince éthiopien Memnon, dans la Bibliothèque d’Apollodore, et dans les Métamorphoses d’Ovide, à travers Céphée et Cassiopée, roi et reine d’Éthiopie.

De nombreuses inscriptions grecques ont par ailleurs été retrouvées en Éthiopie essentiellement autour des villes d'Aksoum et Adoulis, principal port du royaume. Les premières pièces frappées à Axoum porteront par ailleurs des inscriptions grecques témoignant d’échanges commerciaux.

Le Périple de la mer Érythrée qui évoque pour la première fois le royaume d’Axoum mentionne par exemple que le roi Zoskales était versé dans la littérature grecque. Sur l'inscription d'Ezana, en guèze, sabéen et grec, le roi Ezana se décrit lui-même comme « fils de l'invincible dieu Arès ». Sur une stèle de basalte qui se dressait à l'arrière d'un trône de marbre placé à l'entrée de la ville d'Adoulis, on lisait notamment : « Je suis descendu à Adoulis pour offrir des sacrifices à Zeus, à Arès, et à Poséidon en faveur des marins. Puis, après avoir rassemblé mes armées pour n'en faire qu'une seule, j'ai campé en ce lieu et j'ai offert ce trône en ex-voto Arès, en l'an vingt-sept de mon règne. »

La correspondance entre le royaume d'Aksoum et le nom de l'Éthiopie moderne remonte à la première moitié du IVe siècle, où l'inscription de la stèle d'Ezana en Guèze, alphabet sud-arabique et grec, traduisait « Habashat » (la source du nom Abyssiniae) par Aethiopia en grec.

En 2001, une équipe de chercheurs des universités de Madrid et de Skopje, se basant sur des analyses génétiques du système d'antigènes HLA ont mis en évidence que « les populations grecques ont une forte proximité avec les populations sub-sahariennes éthiopiennes, qui les différencient des autres groupes méditerranéens ». Ils concluent que les liens unissant la Grèce antique et l'Éthiopie sont relativement anciens même si leur origine est mal déterminée.

4 000 avant J.C. : Ghana - Des fouilles archéologiques attestent que la côte de l'actuel Ghana est habitée dès le début de l'âge du bronze, vers -4000 par des peuples pratiquant la pêche dans les lagons et rivières. Le centre du pays, au nord de la zone forestière, a pu être colonisé entre le IIe et le Ier millénaire av. J.-C. par des hommes venus du bassin du Niger. Comme dans la plus grande partie de l'Afrique subsaharienne, l'agriculture s'y répand jusqu'à la fin du IVe siècle à partir de la frange sud du Sahara.

La période thinite (vers 3200-vers 2778 avant J.-C.) L'Égypte ancienne

Vers 3200 avant J.-C., Narmer, originaire de Hiéraconpolis, unifie les deux royaumes existant alors : celui de Haute-Égypte (capitale Hiéraconpolis ; divinité tutélaire : la déesse-vautour Nekhbet ; insigne : la couronne blanche) et celui de Basse-Égypte (capitale Bouto ; divinité tutélaire : la déesse-serpent Ouadjet ; insigne : la couronne rouge). Ceignant les deux couronnes (nommées en égyptien « les deux puissantes », en transcription grecque : le pschent), il est le premier des rois qui, durant 30 dynasties (selon le schéma traditionnel de source égyptienne, transmis par Manéthon) au cours de trois millénaires, vont administrer l'Égypte jusqu'en 333 avant J.-C., date de l'arrivée d'Alexandre de Macédoine. Narmer établit sa capitale à This (près d'Abydos), où règnent les rois des deux premières dynasties ; celles-ci sont connues grâce aux découvertes faites dans les nécropoles d'Abydos, de Saqqarah et d'Hélouân (en Basse-Égypte). Il est possible que Narmer ait jeté les fondations de la ville nouvelle de Memphis, à la pointe du Delta du Nil.

L'œuvre de ces premiers souverains, qui maintiennent fermement l'unité du royaume, semble importante : création d'une économie nouvelle (mise en valeur des terres par l'organisation d'une politique nationale d'irrigation, développement de l'agriculture et de l'élevage) ; établissement des principes de la nouvelle monarchie, unificatrice et d'essence divine ; mise en place des éléments de gestion politique (les rouages de l'administration centrale et ceux de l'administration provinciale étant « dans la main du roi », monarque tout-puissant).

Les pharaons des 1ère et 2ème dynasties sont les successeurs de Narmer. D'après certains spécialistes, des rois de la 1ère dynastie auraient été enterrés à Abydos, dans des fosses funéraires coiffées de structures analogues à des tumulus et assorties d'édifices cultuels ; cette architecture a sans doute annoncé les complexes pyramidaux postérieurs. Cette thèse confère au pharaon un statut à part dès l'origine. Or les sépultures royales de la 1ère dynastie, dans les environs de Saqqarah, sont de taille et d'architecture analogues à celles des autres élites. Ainsi a été établie la certitude que le statut royal est seulement en germe. On dispose de bien moins d'éléments sur les sépultures royales de la IIe dynastie ; il y en a deux à Abydos, auxquelles sont adjoints des complexes cultuels ; les autres se trouvent à Saqqarah.

3 600 à 2 600 Av J.C.  : Haute -Volta future Burkina Faso - La sédentarisation est apparue entre 3 600 et 2 600 avant l'ère chrétienne avec des agriculteurs, dont les traces des constructions ont laissé envisager une installation relativement pérenne. L'emploi du fer, de la céramique et de la pierre polie s'est développé entre 1 500 et 1 000 avant l'ère chrétienne, ainsi que l'apparition de préoccupations spirituelles, comme en témoignent les restes d'inhumation découverts. Des vestiges attribués aux Dogons ont été découverts dans la région du Centre-Nord, du Nord et du Nord-Ouest. Or ceux-ci ont quitté le secteur entre le XVe et le XVIe siècle pour s'installer dans la falaise de Bandiagara. Par ailleurs, des restes de murailles sont localisés dans le Sud-Ouest du Burkina Faso (ainsi qu'en Côte d'Ivoire), mais leurs constructeurs n'ont à ce jour pas pu être identifiés avec certitude. Les ruines de Loropéni, situées près des frontières de la Côte d'Ivoire et du Ghana, sont aujourd'hui reconnues site du Patrimoine mondial.

3500-2000 Av. J.C. : Zaïre  Congo Kinshasa - Le territoire de la république démocratique du Congo était anciennement peuplé uniquement par des chasseurs-collecteurs, peut-être en partie les ancêtres des peuples pygmées actuels. Entre les traces d'un préacheuléen et l'arrivée des premiers villageois, le Congo sera toujours occupé par des groupes nomades, chasseurs-collecteurs, tailleurs de pierre, de cultures différentes.

L'Acheuléen est attesté par de nombreuses découvertes isolées de bifaces et de hachereaux ainsi que par le site de La Kamoa au Katanga.

Durant le IIe millénaire av. J.-C., le nord de l'Afrique équatoriale vit une vague de migrations de populations productrices de nourriture, néolithiques, parlant pour certaines des langues bantoues. Entre –3500 et –2000, une première occupation villageoise dont l'épicentre se trouvait au sud-Cameroun, aboutit à l'installation d'un mode de production néolithique dans le nord et l'ouest de l'Afrique centrale. Au Congo, les premières traces de ces populations se matérialisent vers –2600 par la dite « tradition Imbonga » près de Mbandaka et du lac Tumba, et par la « tradition Ngovo » au bas-Congo à partir de –2300. De l'autre côté du pays, au Kivu, on voit apparaître des villages de la « tradition Urewe ». Ces villages ne sont que l'extension occidentale de communautés productrices de nourriture, métallurgistes, installées surtout en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, dans l'ouest du Kenya et de la Tanzanie ; les plus anciennes traces y sont datées de –2600.

3 000 à 2 065 Av notre ère : Égypte - Vers 3800 avant notre ère se développent deux cultures égyptiennes : l'une au nord, plus marquée par l'agriculture, représentée notamment par Maadi, l'autre au sud, dite de Nagada, avec un artisanat plus développé mais aussi une place plus grande de la chasse. À la fin du IVe millénaire, vers 3300 avant notre ère, les deux cultures se rapprochent : la fusion de la Haute et de la Basse-Égypte intervient au début de cette période dite thinite (2950 à 2650 avant notre ère), du nom du site de Thinis.

Les hiéroglyphes égyptiens sont inventés vers 3150 avant notre ère et constituent, avec la découverte du papyrus, les éléments de diffusion de la culture égyptienne. L'Égypte est unifiée sous la direction d'un monarque appelé plus tard pharaon, considéré comme d'essence divine au sein d'une mythologie qui naît à la même époque. Ce royaume de Haute et Basse-Égypte de l'Ancien Empire (2650 à 2152 avant notre ère) est administré en différentes provinces appelées nomes. Le pouvoir royal contrôle de près l'économie, notamment la terre et le commerce, et constitue autour de lui une aristocratie. L'époque est marquée par le développement de l'art égyptien, et notamment d'un art funéraire monumental représenté par les mastabas et les premières pyramides.

Cette période brillante est suivie de la Première Période intermédiaire (2152 à 2065 avant notre ère) qui voit l'unité de l'Égypte mise à mal par des crises dynastiques et le pouvoir des nomarques.

L'Ancien Empire Égyptien (2778-2420 avant J.-C., IIIe à VIe dynastie)

Il est convenu d’organiser la succession des pharaons en dynasties. L'Ancien Empire, qui couvre un peu plus d'un demi-millénaire, en compte quatre : de la IIIe dynastie, à partir de laquelle le pouvoir royal va fortement s'accroître, à la VIe dynastie, où il s'affaiblit.

3 000 Av notre ère : L'Afrique subsaharienne voit naître ses propres civilisations dans les zones de savanes. À compter de 3000 av. J.-C. l'expansion bantoue repousse les peuples Khoïsan.

Du côté de l'Afrique de l'Ouest, le Royaume Mossi se démarque par sa remarquable ténacité à résister à tous les envahisseurs. Venu du Ghana, ce royaume fixe le terreau de sa forteresse en plein milieu de l'Afrique l'Ouest.

3 000 Av J.C. - Oubangui-Chari Centrafrique - À partir du IIIe millénaire avant notre ère, l’établissement et l’expansion vigoureuse sur le sol centrafricain des populations parlant les langues du groupe Adamaoua-Oubangui s’opposent à l’expansion Bantou qui trouve alors un exutoire vers le Sud et l’Est du continent. Le noyau géographique originel des populations de langues Adamaoua-Oubangui serait tout proche car situé dans le massif de l’Adamaoua aux confins des actuels Cameroun, Nigeria, Tchad et République centrafricaine. De l’autre côté des contreforts occidentaux de l'Adamaoua (qui culmine à 3 400 m au Tchabal Mbabo dans les monts Gotel) était situé, sur la rivière Cross, le noyau originel des populations bantoues. Les deux groupes de populations vont connaître, au IIIe millénaire, une expansion simultanée à la suite de la domestication de l’igname et du palmier à huile.

L’implantation solide des populations de langues adamaoua-oubangiennes sur le territoire tiendrait à leur maîtrise des cultures agricoles aussi bien en zone de forêt sèche (apprises auprès des agriculteurs parlant les langues du groupe Soudan-Central) qu’en zone de forêt humide, une double compétence que n’avaient pas les Bantous à cette époque. La présence d’une agriculture en République centrafricaine est avérée à partir du milieu du IIe millénaire avant notre ère. Les populations de langues adamaoua-oubanguiennes achèvent leur implantation sur l’ensemble de l’actuelle République centrafricaine vers le début du Ier millénaire avant notre ère tandis que l’extension géographique maximale de ces populations est atteinte vers le début de l’ère chrétienne. Les habitants qui les avaient précédé (pygmées et soudanais centraux) sur le territoire de la Centrafrique actuelle sont alors soit assimilés soit marginalisés.

3 000 avant J.C. : Guinée - Il y a 3 000 ans la Guinée était habitée par une communauté de pêcheurs et d'agriculteurs. Les vallées verdoyantes du Fouta Djallon, les bassins fertiles du Haut Niger propices à la cueillette, à la chasse et à la pêche ont attiré les hommes.

L’arrivée des populations est due au dessèchement du Sahara, suivi de l’assèchement des fleuves, rivières et lacs. Les populations se déplacent vers les zones méridionales plus humides. Les territoires situés entre les fleuves Sénégal et Niger comme la Guinée deviennent des zones privilégiées de regroupement des communautés d’éleveurs et d’agriculteurs. Tandis que certains groupes se dirigèrent vers les vallées du Bafing et de la Falémé, d’autres se fixèrent dans le delta intérieur du Niger.

3 000 av. J.C. : Guinée-Bissau - Les peuples côtiers inventent il y a au moins 3000 ans la riziculture humide le long des fleuves, puis la riziculture sur mangrove. Les nations à l'intérieur des terres tissent un réseau commercial vers le Nord, le Sud et l'Est. Le royaume baïnouks, dont la partie Sud englobe une grande partie de ce territoire, en est le plus étendu et le plus ancien pays centralisé.

3 000 Av J.C. : Guinée-équatoriale - des vestiges, encore mal datés, illustrent autour de Bata et du Rio Muni la permanence de la présence de l'homme, nomade, tailleur de pierre et chasseur-cueilleur, jusqu'en 3 000 av. J.-C.

3 000 Av J.C. : Kenya - Les premiers habitants de ce qui est de nos jours le Kenya sont des chasseurs-cueilleurs, apparentés aux actuels locuteurs des langues khoïsan. Pour leur plus grande partie, ces communautés sont assimilées par les sociétés « productrices de nourriture » qui commencent à s'installer au Kenya à partir du IIIe millénaire av. J.-C.

Les données linguistiques indiquent un mouvement de populations, composées de locuteurs de langues couchitiques méridionales, qui entrent au Kenya vers le IIIe millénaire av. J.-C.

2 500 Av J.C. : Afrique du Sud - Il y a environ 2 500 ans, certains Bochimans acquièrent du bétail venu de régions plus au nord, ce qui change graduellement leur système économique ; de chasseurs-cueilleurs, ils se transforment progressivement en éleveurs. Cela introduit les notions de richesse personnelle et de propriété dans la société, solidifiant les structures et développant la politique;

À la même époque, les Khoïkhoïs se déplacent vers le sud, rejoignant la région du cap de Bonne-Espérance. Ils continuent à occuper davantage les côtes, tandis que les Bochimans, qu'ils nomment Sankhoï, restent à l'intérieur des terres. Leurs liens sont toutefois étroits et le mélange des deux cultures donne celle des Khoïsan.

2 500 à 600 avant J.C. : Éthiopie - L'Antiquité éthiopienne - Les sources égyptiennes : le Pays de Pount

Les informations détaillées sur les relations entretenues entre l’Égypte et l’Éthiopie sont clairsemées, et il existe de nombreuses théories au sujet de la localisation et la nature des relations qu'entretenaient ces deux peuples. Les Égyptiens appelaient le Pays de Pount Ta Néterou, signifiant la « Terre du Dieu », qu'ils considèrent comme la Terre de leurs origines. Les Égyptiens anciens étaient connaisseurs de myrrhe (originaire du Pays de Pount) dès les Ire et IIe dynasties, ce qu'indique selon Richard Pankhurst l'existence d'un commerce entre les deux pays dès les premières heures de l'Égypte antique.

Les sources égyptiennes mentionnent à partir de la Ve dynastie plusieurs expéditions menées au Pays de Pount. On dénombre au moins huit d’entre elles, espacées en moyenne d'une cinquantaine d'années, de la Ve dynastie à la XIIe dynastie, de Sahourê (-2500) à Sésostris II (-1875).

Il faut attendre la XVIIIe dynastie et l'an IX du règne de la Reine Hatchepsout, vers -1470, pour que l'Égypte renoue avec sa tradition pountite. Le récit de cette expédition est rapporté avec beaucoup de détails sur les murs du deuxième portique du temple funéraire de la Reine Hatchepsout, au sanctuaire de Deir el-Bahari de Thèbes. Les inscriptions dépeignent un groupe de commerçants rapportant des « encens, myrrhe et cannelle, or, ivoire et ébène, plumes d'autruche, peaux de panthère et bois précieux et quelques babouins, cynocéphales sacrés du dieu Thot ».

L'Encyclopædia Britannica de 1911 indique qu'à partir du règne de Piânkhy, pharaon de la XXVe dynastie, de temps à autre les deux pays étaient placés sous la même autorité ; la capitale de ces deux empires était alors située dans le nord du Soudan moderne, à Napata.

La conquête de l'Éthiopie par les pharaons de la XVIIIe dynastie est par ailleurs consignée sur les pylônes du temple de Karnak. Parmi les 47 villes éthiopiennes consignées, on retrouve notamment Adoua et Adulis, le futur port du royaume d'Aksoum, mais aucune mention de la cité d’Aksoum elle-même. Le grec Pline l'Ancien, qui constitue la plus ancienne référence à la ville d'Adulis indique que la ville aurait été fondée par des esclaves fugitifs égyptiens.

Les traductions des hiéroglyphes de Karnak montrent notamment que l'Éthiopie était à cette époque divisée en trois régions : Berberata, au nord, Tekrau (Tigré) au centre et Arem (Amhrara) au sud, qui sont proches des divisions persistantes de nos jours en Éthiopie.

Certains indices laissent à penser que les relations entre l'Égypte et l'Éthiopie ont pu s'inverser quelques siècles plus tard : une équipe de l'université de Hambourg a mis en évidence en mai 2008, l'apparition d'un culte de Sothis en Éthiopie avant le VIe siècle, ainsi que les caractéristiques d'un culte d'Osiris pratiqué vers 600 av. J.-C.

2 500 avant .C. : Érythrée - L'Érythrée est connue dans l'histoire depuis très longtemps. Les côtes érythréennes sont considérées, avec celles de la Somalie et du Soudan, comme le pays nommé Punt ou Ta Netjeru (Pays des Dieux) par les habitants de l'Égypte antique. La première mention remonte au XXVe siècle av. J.-C.. La plus ancienne référence connue à la mer d'Érythrée est attribuée à Eschyle (Fragment 67), qui la désigne comme « le bijou de l'Éthiopie » (Éthiopie désignait alors la partie de l'Afrique située au sud de l'Égypte).

 

Ier millénaire avant J.C. : Algérie - L'histoire de l'Algérie dans l'Antiquité débute au milieu du Ier millénaire av. J.-C jusqu'à la conquête musulmane du Maghreb. Cette période est constitutive de plusieurs éléments permanents du pays, notamment son substrat linguistique originel et son organisation sociale, marquée par la prévalence de communautés fondées sur le patriarcat et l'endogamie. Une telle continuité est rare pour un pays méditerranéen.

XXVe au XXIe siècle avant notre ère. : Soudan - Premier royaume de Kerma ou Kerma ancien : sous cette dénomination on entend regrouper l'ensemble des cultures nilotiques du Soudan moyen qui se regroupèrent par chefferies autour d'un puissant monarque qui avait sa capitale à Kerma, site du cours moyen du Nil soudanais. La population de cette époque est en effet constituée d'un ensemble de groupes différents, davantage marqués par les influences du Sud du Soudan. Développement de la métallurgie (bronze) et des arts : ébénisterie, ivoire, céramique, dont on a retrouvé beaucoup de témoignages dans les sépultures de l'époque qui acquièrent alors leur forme définitive. Fosse circulaire contenant le défunt inhumé en position contractée et la tête à l'orient, avec son matériel funéraire, l'ensemble étant recouvert d'un tumulus autour duquel les offrandes alimentaires sont déposées et les sacrifices funéraires opérés.

Au nord de cette région, la Nubie, était occupée par des peuples que l'on regroupe sous le terme de « Groupe C »1 et qui interdisaient l'accès au Sud en contrôlant drastiquement le commerce voire en pillant les convois qui revenaient en Égypte ou en partaient. À l'Ancien Empire cette situation devenait critique pour les Égyptiens qui avaient besoin de cet accès pour obtenir des biens précieux et rares en provenance de l'Afrique centrale (ivoire, ébène, gomme) ou l'or du désert de Nubie. Avec le temps le Groupe C semble avoir peu à peu entretenu des relations pacifiques avec le voisin égyptien allant jusqu'à fournir des mercenaires aux troupes de Pharaon. En retour l'Égypte lui garantissait une relative sécurité aussi bien au niveau militaire qu'économique en notamment palliant les périodes de famines par l'envoi de grain aux peuples de la région. Les débouchés sur les mines d'or du désert oriental y étaient certainement déjà pour quelque chose. En revanche le lointain royaume de Kerma représentait toujours un danger pour les expéditions commerciales qui entraient alors sans doute en concurrence avec le jeune royaume dont l'influence grandissait. Deux groupes de population et de culture distinctes occupaient donc toute la vallée du Nil soudanais jusqu'aux environs de la cinquième cataracte et formaient alors deux puissantes civilisations proto-urbaines avec lesquelles il fallait compter. On assiste en effet sur tout le long de la vallée à la sédentarisation progressive des peuples et à l'établissement de villages qui peu à peu deviennent de grosses bourgades. Kerma était alors déjà une cité étendue.

XXIe au XVIIIe siècle avant notre ère. : Soudan - Deuxième royaume de Kerma ou Kerma moyen : développement du royaume et de sa culture notamment des pratiques funéraires ; les défunts sont toujours inhumés en position fœtale la tête à l'est avec un riche mobilier funéraire. On peut suivre à travers l'évolution de ces pratiques et le développement des tumuli une hiérarchisation de plus en plus marquée de la société. Une véritable classe aristocratique voit donc le jour et préfigure la puissance du royaume à la période suivante. De rares contacts directs ont lieu avec les voisins du Nord mais le commerce est florissant et atteste de la stabilité de la région. On retrouve des traces de son réseau commercial sur les terres de Chillouk au sud de la vallée du Nil et jusque dans les montagnes du Tibesti. Au nord du pays, le Groupe C domine toujours la vallée jusqu'à ce que les pharaons du Moyen Empire annexent littéralement la région jusqu'au Batn el-Haggar. On assiste alors à une réaction du royaume de Kerma qui protégera ses cités derrière des remparts et, signe des temps, les défunts masculins seront alors inhumés avec leurs armes de manière systématique.

2 065 à 1 580 Av notre ère : Égypte - Le Moyen Empire, qui dure près de trois siècles (2065 à 1785 avant notre ère), voit une réaffirmation du pouvoir du roi, qui peut s'appuyer sur une « classe moyenne » instruite et assez prospère ainsi que sur une forme d'armée permanente formée notamment de Nubiens soumis.

La littérature apparue dès l'Ancien Empire se compose notamment de récits cosmogoniques et de textes de sagesse; à partir de la Première Période intermédiaire apparaissent aussi des textes plus pessimistes mais aussi des textes de propagande pharaonique.

La Deuxième Période intermédiaire (1785 à 1580 avant notre ère) commence avec la confrontation avec les Hyksôs, peuple mal identifié et à l'origine discutée, qui prend le pouvoir en Basse-Égypte sans jamais s'imposer sur la Haute-Égypte avec laquelle il garde des relations commerciales.

2 000 avant J.C. : Kenya - Des peuples venus du nord, parlant une langue couchitique, arrivèrent dans la région aux alentours de 2000 av. J.-C., créant des cultures telles l'Elmenteitien à l'époque du Néolithique pastoral.

2 000-1500 avant J.C. : Ouganda - Les premiers habitants humains de la région que l'on nomme aujourd'hui Ouganda étaient des chasseurs-cueilleurs. Il existe encore quelques peuples qui ont conservé ce mode de vie nomade, notamment les Pygmées dans l'ouest du pays. Les sources sur la première période historique de la région sont peu nombreuses et reposent principalement sur les fouilles archéologiques. L’hypothèse la plus courante concernant le peuplement de la région montre deux vagues de migrations successives. Entre, approximativement, -2 000 et -1 500 avant notre ère, des populations de langue Bantou, venant apparemment de l'Afrique centrale et de l'ouest africain, ont migré et se sont installés dans la plus grande partie du sud de l'Ouganda.

XVIIIe au XVe siècle avant notre ère. : Soudan - Troisième royaume de Kerma ou Kerma classique : un nouveau royaume de Koush étend son territoire de la première cataracte, aux environs d'Assouan, jusqu'à la quatrième cataracte à la suite de l'alliance des peuples nubiens (Groupe C) et du royaume de Kerma qui en devient alors la capitale. Les relations avec le voisin du Nord sont au début pacifiques et le commerce est florissant avec toute la vallée du Nil et l'Afrique centrale. On assiste à un bond de l'agriculture et de l'urbanisation de la région. Grandes constructions dans la capitale et nécropoles royales avec tumuli colossaux (certains dépassent les cent mètres de diamètre). Au niveau culturel on assiste à un maintien des coutumes et traditions locales bien que certains éléments architecturaux ou décoratifs soient empruntés à la culture égyptienne qui reste assez présente sur le Nord du royaume. Des relations diplomatiques entre Kerma et les dynastes Hyksôs du delta du Nil sont prouvées et attestent que les deux puissances cherchèrent à passer alliance afin de contrer la montée en puissance d'une dynastie rivale située à Thèbes. L'un de ces souverains, Kamosé reprendra alors l'avantage sur le royaume de Kerma repoussant sa frontière au sud d'Éléphantine. Son successeur Ahmôsis Ier poursuivra cette conquête des territoires du Soudan.

XVe au Xe siècle avant notre ère. : Soudan - Domination égyptienne jusqu'à la IVe cataracte : destruction du royaume de Kerma par Ahmôsis Ier puis Amenhotep Ier (XVIIe dynastie) ; contrôle des routes commerciales et des mines d'or du désert oriental. Construction des sites et monuments de Beit el-Ouali, Gerf Hussein, Kouban, Ouadi es-Séboua, Amada, Aniba, Derr, El-Lessiya, Qasr Ibrim, Abou Simbel (Nubie égyptienne), Faras, Aksha, Bouhen, Semna, Ouronarti, Kouma, Amara (Nubie soudanaise), Saï, Sédeinga, Djebel Dosha, Soleb, Sésébi, Pnoubs, Argo, Kaoua, Napata (Gebel Barkal), Kourgous. Installation d'un Vice-Roi pour cette région qui subit une égyptianisation affichée. Capitale à Aniba.

1 580 à 663 Av notre ère : Égypte - Les dynasties thébaines mènent alors la reconquête du royaume de Koush puis de la Basse-Égypte et du delta du Nil, donnant naissance au Nouvel Empire (1580 à 1085 avant notre ère).

Une nouvelle administration plus élaborée se met en place ainsi qu'une armée puissante. Ces deux forces permettent à l'Égypte de jouer un rôle de puissance régionale, notamment sur la Nubie et la Palestine qui passent sous sa protection.

Le fonctionnement de l'économie évolue, avec notamment une forme de privatisation du contrôle de la terre, l'importance sociale accrue de groupes de population comme les militaires et le clergé, mais aussi des revendications sociales.

C'est par ailleurs du Nouvel Empire que datent les réalisations les plus remarquables de l'art égyptien comme l'enceinte d'Amon-Rê à Karnak ou les temples d'Abou Simbel.

La Troisième Période intermédiaire (1085 à 663 avant notre ère) voit la prise du pouvoir par les prêtres d'Amon en Haute-Égypte. Le pouvoir passe à des dynasties d'origine libyenne puis originaire du sud (dynastie koushite ou éthiopienne).

1 100 avant J.C. : Fondation d'Utique, dans l'Afrique septentrionale, par les Phéniciens.

XIe siècle avant notre ère. : Soudan - Fin de la domination égyptienne sur le Soudan à la suite de l'éclatement de l'Égypte en plusieurs royaumes rivaux. La Nubie devient indépendante autour du Vice-Roi de Koush dont le dernier représentant attesté est Panéhésy (règne de Ramsès XI) et permet ainsi le développement à nouveau des chefferies et des principautés au Soudan qui semblent coexister pacifiquement notamment au sud du pays.

1 000 avant J.C. : Cameroun - La zone couvrant le sud-ouest de l'actuel Cameroun et le sud-est du Nigeria ont été le berceau des peuples bantous au Ier millénaire avant notre ère.

Les Tikars, les Bamouns et les Bamilékés migrent ensuite pour s'installer sur les hauts plateaux camerounais.

Au nord, la civilisation des Saos, mal connue, se développe dans le bassin du lac Tchad.

1 000 avant J.C. : Afrique - Cameroun - Les premiers habitants du Cameroun sont probablement les chasseurs-cueilleurs Baka, des nomades Pygmées. Mais, dès le Ier millénaire av. J.-C., se développent des sociétés sédentaires d'agriculteurs-éleveurs, peut-être venus du Sahara alors en voie de désertification et les Baka sont repoussés dans les forêts des provinces du sud et de l'est où on les trouve encore. Parmi les sédentaires, ceux du sud-ouest de l'actuel Cameroun et du sud-est du Nigeria sont les plus anciennement attestés comme utilisant des langues bantoues. Ces langues se sont ensuite répandues à travers la majeure partie de l'Afrique subsaharienne occidentale, jusqu'en Afrique du Sud, probablement en même temps que l'agriculture. La première allusion historique des côtes camerounaises se trouve dans le récit dit Périple d'Hannon, dans un texte grec très discuté. Au Ve siècle av. J.-C., ce carthaginois atteint le mont Cameroun qu'il baptise le Char des Dieux. Mais ce texte est controversé pour sa traduction approximative depuis le phénicien et surtout parce qu'il n'y a pas de preuve archéologique que les Carthaginois soient allés au sud d'Essaouira.

1 000 Av. J.C. : Éthiopie - Au Ier millénaire av. J.-C., des populations Sabéennes du Yémen s'installèrent sur les hauts plateaux d'Érythrée et d'Éthiopie et y fondèrent plusieurs colonies de peuplement. Les Sabéens y introduisirent leur architecture, leur style artistique, leur religion et leur système d'écriture. Leur présence en Éthiopie et en Érythrée se retrouve dans les nombreuses inscriptions présentes.

Après la chute du royaume de D'mt au Ve siècle av. J.-C., divers royaumes ont dominé la région jusqu'à l'émergence, au Ier siècle av. J.-C., du royaume d'Aksoum, premier empire important de l'histoire éthiopienne.

Le royaume d'Aksoum constitue un grand État de la Corne de l'Afrique, sa capitale, Aksoum, est une ville cosmopolite où vivent des Juifs, des Grecs et des populations d'Arabie du Sud. Situé au bord de la mer Rouge, le royaume prospère grâce à l'exportation de produits primaires, se développe autour du commerce et commence à contrôler les principales routes maritimes passant par la région. L'élément caractéristique d'Aksoum est la pratique de l'écriture.

1 000 avant J.C. à  : Éthiopie - L'Antiquité éthiopienne - Les sources égyptiennes : Le Royaume d'Aksoum Ier-Xe

Le premier véritable empire de grande puissance à apparaître en Éthiopie est le royaume d'Aksoum au Ier siècle, un des nombreux royaumes à succéder à celui de D'mt ; il réussit à unir les royaumes du plateau éthiopien du Nord, apparus au Ier siècle av. J.-C. Les bases de l'État sont posées sur les hauts plateaux du Nord et s'étendent à partir de là vers le Sud. Le prophète Mani cite à cette époque Aksoum comme une des quatre grandes puissances de son temps avec l'Empire romain, la Perse, et la Chine.

Les origines du royaume d'Aksoum sont encore aujourd'hui peu connues, et les experts ont à ce sujet différentes interprétations. Même l'identité du premier roi connu est contestée : si C. Conti Rossini propose que Zoskales d'Axoum, mentionné dans Le Périple de la mer Érythrée, peut être identifié avec un certain Za Haqle identifié parmi la liste des rois éthiopiens (hypothèse reprise par de nombreux historiens ultérieurs tels qu'Yuri M. Kobishchanov et Sergew Hable Sellasie), G.W.B. Huntingford pense que Zoskales était seulement un personnage secondaire dont l'autorité se serait limitée à Adulis, et que l'identification de Conti Rossini ne peut être justifiée.

Située dans le nord-est de l'Éthiopie et de l'Érythrée actuelles, le royaume d'Aksoum est fortement impliqué dans le commerce avec l'Inde et le bassin méditerranéen, en particulier l'Empire romain (plus tard byzantin).

Le royaume d'Aksoum est mentionné dès le Ier siècle dans Le Périple de la mer Érythrée comme ayant une activité commerciale importante, exportant l'ivoire dans tout le monde antique, des écailles de tortues, de l'or et des émeraudes, important de la soie et des épices, notamment à travers son port principal situé à Adulis.

« De cet endroit à la cité du peuple nommé Auxumites, il y a encore 5 jours ; c'est là qu'est apporté tout l'ivoire arrivé d'au-delà du Nil à travers le territoire appelé Cyeneum, puis de là à Adulis. »

Périple de la mer Érythrée, Chapitre 4.

L'accès du royaume d'Aksoum à la mer Rouge et au Nil lui offre de nombreux débouchés maritimes pour profiter du marché entre les différentes régions africaines (Nubie), arabes (Yémen) et les États indiens. Au IIIe siècle Aksoum s'étend sur la péninsule arabe au-delà de la mer Rouge, et vers 350, conquiert le royaume de Koush.

L'importance du marché aksoumite est prouve par de nombreuses attestations archéologiques : des pièces axoumites ont été découvertes dans de nombreuses parties du sud-ouest indien, alors que de la monnaie kouchane indienne a été retrouvée au monastère de Debre Damo dans le nord-ouest de l'Éthiopie.

Les contacts à travers l'océan Indien trouveront écho un siècle plus tard, lorsque le prêtre d'Adulis Moses, se rend en Inde en compagnie d'un prêtre copte d'Égypte afin d'étudier la philosophie brahmane, ou lorsque le roi Kaleb fait appel à des navires notamment indiens pour mener sa campagne au Yémen.

À son apogée, Axoum contrôle le nord de l'Éthiopie actuelle, l'Érythrée, le nord du Soudan, le sud égyptien, Djibouti, la partie occidentale du Somaliland, le Yémen et le sud de l'Arabie saoudite, totalisant un empire de 1 250 000 km².

Ce qui caractérise incontestablement ce royaume est la pratique de l'écriture. Cet alphabet spécifique, appelé ge'ez, se modifiera par la suite en introduisant des voyelles devenant un alphasyllabaire. D'autre part, les obélisques géants marquant les tombes (chambres souterraines) des rois ou de nobles restent les plus célèbres empreintes du royaume.

Des inscriptions trouvées en Arabie méridionale célèbrent des victoires contre GDRT (« Gadarat »), décrit en tant que « nagashi de Habashat [c.-à-d. Abyssinia] et d'Axum ». D'autres inscriptions ont été employées pour dater GDRT (interprété comme représentant un mot ge'ez tel que Gadarat, Gedur, Gadurat ou Gedara) autour du début du IIIe siècle. Un sceptre en bronze a été découvert à Atsbi Dera avec une inscription mentionnant l'« GDR d'Axoum ». Des pièces de monnaie à l'effigie du roi ont commencé à être frappées sous le roi Endubis vers la fin du IIIe siècle.

Le christianisme est introduit dans le pays par Frumence, fait premier évêque de l'Éthiopie par Athanase d'Alexandrie vers 330. Frumence convertit Ezana, qui a laissé plusieurs inscriptions détaillant son règne avant et après sa conversion. Une inscription trouvée à Axoum, déclare qu'il conquit la nation du Bogos dont il est rentré victorieux, grâce au soutien de son père, le dieu Mars. Des inscriptions postérieures montrent l'attachement grandissant d'Ezana pour le christianisme, confirmé par la modification des pièces de monnaie, passant des motifs du disque solaire et du croissant lunaire au signe de la croix.
L'hégémonie qu'exerçait le roi Ezana sur ses voisins, est enregistrée sur une inscription (Inscription d'Ezana).

Des inscriptions en ge'ez découvertes à Méroé attestent d'une campagne menée par le royaume aksoumite soit sous Ezana, ou l'un de ses prédécesseurs comme Ousanas. Les expéditions d'Ezana au royaume de Koush à Méroé au Soudan ont pu être responsables de sa chute, bien qu'il existe des signes indiquant que le royaume était déjà entré dans une période de déclin. À la suite de l'agrandissement du royaume sous Ezana, Axoum partageait des frontières avec la province romaine d'Égypte.

Il s'avèrerait au vu des faibles indices à disposition que cette nouvelle religion ne jouissait à ses débuts que d'une influence limitée. Vers la fin du Ve siècle un groupe de moines connu sous le nom des « Neuf Saints » s'établit dans le pays. À partir de cette époque le monachisme sera présent parmi la population ce qui ne sera pas sans conséquence par la suite.

En 523, le roi juif Dhu Nuwas prend le pouvoir au Yémen et, annonçant sa volonté de persécuter tous les chrétiens, il commence par attaquer une garnison axoumite à Zafar, brûlant les églises de la ville. Il attaque alors le bastion chrétien de Najran, abattant les chrétiens réticents à la conversion. L'Empereur Justin Ier de l'Empire romain d'Orient demande alors l'aide de son ami chrétien, Kaleb d'Axoum, pour combattre le roi yéménite. Vers 525, Kaleb défait Dhu Nuwas, envahit son royaume et désigne alors Sumyafa' Ashwa' vice-roi d'Himyar.

L'historien Procope indique qu'après cinq ans, Abraha dépose le vice-roi et se fait couronner roi (histoires 1.20). Malgré plusieurs tentatives d'invasions infructueuses par la mer Rouge, Kaleb ne réussit pas à déposer Abraha, et dut se résigner à la situation ; ce fut la dernière fois que les armées éthiopiennes sortirent d'Afrique jusqu'à la guerre de Corée du XXe siècle à laquelle ont participé plusieurs unités. Par la suite, Kaleb abdique en faveur de son fils Wa'zeb et se retire dans un monastère où il finira ses jours. Abraha conclut alors un traité de paix avec le successeur de Kaleb reconnaissant sa supériorité. En dépit de cet évènement, c'est sous les règnes d'Ezana et de Kaleb que le royaume atteint son apogée, tirant bénéfice d'importantes relations commerciales, se prolongeant alors jusqu'en Inde et Ceylan, et en communication constante avec l'empire byzantin.

Il semble que la peste de Justinien (541-567) ait eu son origine en Éthiopie et en Égypte.

Les informations sur le royaume d'Aksoum deviennent de plus en plus éparses à partir de cette époque. Le dernier roi connu pour avoir fait battre monnaie se nomme "Armah", dont les pièces portent l'effigie des conquêtes persanes de Jérusalem en 614. Une tradition musulmane indique que celui-ci, connu sous le nom de nedjaschi Ashama ibn Abjar dans la littérature arabe, offrit l'asile au royaume d'Aksoum aux musulmans fuyant les persécutions de la Mecque pendant la vie de Mahomet. L'Éthiopie aurait ainsi été le tout premier pays d'accueil de l'islam, ce qui apporterait quelque justification au hadîth affirmant que Mahomet recommande aux siens de ne jamais attaquer l'Éthiopie à moins d'être attaqués par celle-ci.

La fin du royaume d'Aksoum est au moins aussi mystérieuse que son commencement. Par manque d'indices détaillés, la chute du royaume a été attribuée à une période de sécheresse persistante, le déboisement, la peste, une variation dans les routes du commerce réduisant l'importance de la mer Rouge ou une combinaison de ces facteurs. En fait avec l'avènement de l'islam, Aksoum perd à la fois ses possessions yéménites et son commerce extérieur. Karl W. Butzer propose que l'environnement ait pu jouer un rôle important à la fin d'Axoum, ou ce serait moins le fait des relations commerciales se réduisant après 700, que l'appauvrissement des sols lié à une agriculture intensive combinée à une diminution des précipitations, qui expliquerait le déplacement du centre du pouvoir vers les terres plus fertiles et humides du centre de l'Éthiopie. Munro-Foin cite l'historien musulman Abu Ja'far al-Khwarazmi/Kharazmi, qui écrit en 833, que la capitale « du royaume de Habash » était alors Jarma. Il est également possible que Jarma ne soit un autre nom d'Axoum tiré du ge'ez girma (« remarquable »). Pour d'autres, une nouvelle capitale Kubar aurait été fondée plus au sud. Ceci laisserait à penser que la capitale se serait alors déplacée vers un nouvel emplacement, jusqu'alors inconnu. Des royaumes chrétiens comme celui de Makurie, dans l'actuel sud Soudan, survivent à la disparition d'Aksoum, devenant un lieu de pèlerinage pour arabes et européens. Celui-ci s'effondrera à son tour en 1312.

 

1 000 avant J.C. : Guinée - Les premiers royaumes voient le jour dans cette région au premier millénaire avant J.C .

1 000 Av J.C. : Kenya - éleveurs d'ovins et de caprins qui utilisent des ânes domestiqués2. Parmi les sites mégalithiques remarquables de cette période, on trouve le site, peut-être archéoastronomique, de Namoratunga sur la rive ouest du lac Turkana. Aux alentours de 1000 apr. J.-C., et même probablement avant, le pastoralisme se diffuse au Kenya central et dans le nord de ce qui est de nos jours la Tanzanie.

De nos jours, les descendants des locuteurs des langues couchitiques se situent au nord du Kenya central, près du lac Eyasi. Leur distribution géographique passée, qui peut être approchée par la présence d'emprunts lexicaux de la part des autres langues, englobe celle des populations du néolithique pastoral des hautes-terres

Xe siècle avant notre ère. : Soudan - Constitution d'une principauté autour d'une dynastie locale à Napata (Gebel Barkal). Cette dynastie trouverait ses origines dans la lointaine Méroé alors encore simple place commerciale. Peu à peu l'influence de la principauté s'étend sur l'ensemble des royaumes du Soudan et constitue un puissant royaume au cœur de l'Afrique occidentale et centrale. Règne de six souverains inconnus. Au IXe siècle, à la suite d'une guerre civile qui plonge la thébaïde dans le chaos, une partie du clergé de Karnak se réfugie à Napata sous la protection des princes de Koush.

IXème siècle avant notre ère : République de Centrafrique - Des pierres taillées datant au moins du IXe millénaire avant notre ère ont été retrouvées au cours de fouilles effectuées en République centrafricaine. Toutefois, l’absence de restes humains associés empêche l’attribution de ces outils à une population précise (pygmées ou autre peuple autochtone). Par la suite, la transition du paléolithique vers le néolithique dans la région fut un processus graduel sans rupture culturelle brutale.

888 avant J.C. : DIDON, sœur de Pygmalion, roi de Tyr, passe en Afrique, où elle fonde Carthage. Selon d'autres historiens, cette ville aurait été achevée en 1233 par les Tyriens ZORUS et CARCHEDON, et DIDON n'aurait fait qu'y ajouter une citadelle.

831 avant J.C. : Les Carthaginois s'emparent d'Utique.

VIIIe siècle avant notre ère. : Soudan - Règne du prince Alara puis règne du roi Kachta le Koushite ; conquête de la Basse-Nubie puis de la Haute-Égypte. Apogée du royaume de Napata dont la dynastie réclame l'héritage de l'Égypte. Devant l'anarchie qui y règne, Piyé (Piânkhy), puis après lui ses successeurs interviennent et montent sur le trône d'Égypte fondant la XXVe dynastie. Leur royaume s'étend alors de la VIe cataracte aux environs de Khartoum jusqu'à la Méditerranée.

Règne des rois : Piyé, Chabaka, Chabataka, Taharqa, Tanoutamon. Tous règneront sur le royaume de Koush et d'Égypte.

Construction des temples napatéens de Nubie et du Soudan. Cet empire prendra fin à la seconde moitié du VIIe siècle avec la conquête de l'Égypte par les Assyriens. Le royaume qui conserve Napata comme capitale retrouve alors ses frontières originelles. Vers -591, le pharaon Psammétique II envoie une expédition contre le royaume de Koush, réduisant à néant les ambitions des rois de Napata sur l'Égypte.

Destruction des villes saintes de Kaoua, Pnoubs, Napata et destruction des statues royales de la XXVe dynastie.

800 avant J.C. : Érythrée - La plus ancienne référence connue à la mer d'Érythrée est attribuée à Eschyle, qui la désigne comme le bijou de l'Éthiopie.

Vers le VIIIe siècle av. J.-C., un royaume connu sous le nom de D'mt s'établit au nord de l'Érythrée et de l'Éthiopie, avec Yeha comme capitale.

Il est suivi par le Royaume d'Aksoum, au Ier siècle av. J.-C., bien que les continuités restent floues.

750 - 650 Av. J.C. : Éthiopie - De 2009 à 2016, une équipe d'archéologues européens a mis au jour, dans la région de Yeha, une ancienne cité du royaume d'Aksoum, nommée par eux Beta Samati, occupée de 750 av. J.-C. à 650 apr. J.-C. Une basilique chrétienne du IVe siècle fut trouvée au milieu des ruines.

744 avant J.C. : SABACON, roi d’Éthiopie, s'empare de toute l'Egypte. Il fonde la 25ème dynastie dite des Éthiopiens. La dynastie éthiopienne est chassée de l'Egypte en 704 avant J.C. pendant 33 ans.

700 avant J.C. : les Carthaginois s'emparent des îles Baléares.

700 Av J.C. : Kenya - Vers 700 apr. J.-C., des communautés parlant des langues nilotiques méridionales, provenant de la région frontalière entre le Soudan, l'Ouganda, le Kenya et l'Éthiopie se déplacent vers le sud, vers les hautes terres de l'ouest et la vallée du Grand Rift, au Kenya. La distribution géographique de ces derniers, approchée à partir des toponymes, des emprunts lexicaux et des récits des traditions orales, correspond à celle des populations de l'Elmenteitien. L'arrivée des locuteurs du nilotique se produit peu avant l'introduction du fer en Afrique de l'Est

663 à 332 Av notre ère : Égypte - Commence alors la Basse époque (663 à 332 avant notre ère) qui voit alterner des périodes de gouvernement traditionnel et d'autres où l'Égypte est sous la coupe de ses puissants voisins, notamment les Perses.

650 avant J.C. : PSAMMETISCH 1er s'empare du gouvernement de toute l'Egypte à l'aide de groupe grecques. 

Mécontentement de la caste des guerriers. 100 000 soldats égyptiens vont fonder un état particulier en Éthiopie (650-610)

631 avant J.C. : BATTUS  ou ARISTEE, de l'île grecque de Théra, dans la mer Égée passe en Afrique, où il fonde le royaume de Cyrène (aujourd'hui pays de Barcah au Libye), que ses descendants gouvernent pendant 200 ans.

610 avant J.C. : NEKO, fils de Psammetich, roi d'Egypte, contemporain, selon la bible, de Josias et de Jojachim, roi de Juda. Il fait des conquêtes en Asie jusqu'aux bords de l'Euphrate. Il favorise le commerce, augmente sa marine et fait le tour de l'Afrique par des navigateurs phéniciens. Construction du canal entre la mer Rouge et le Méditerranée.

VIe au IVème siècle avant notre ère. : Soudan - Second royaume de Napata : à la suite de la perte de leur suzeraineté en Égypte, les souverains de Koush développeront leur royaume et leur culture de manière de plus en plus autonome. Développement de la civilisation du fer à Méroé et des routes commerciales avec le cœur de l'Afrique et la mer Rouge (route maritime de l'Inde). Reprise de l'influence jusqu'à la première cataracte aux environs de Philæ. Restauration des grands sanctuaires du royaume. Nécropoles et pyramides de Nouri et d'El-Kourrou.

575 avant J.C. : BATTUS II, surnommé l'Heureux, roi de Cyrène. Sous son règne le royaume s'accroît par l'arrivée d'un grand nombre de colons venus de diverses parties de la Crète et du Péloponnèse, qui s'emparent d'une portion du pays, dont il dépouillent les Libyens. Ceux-ci s'adressent à APRIES, roi d'Egypte, qui est vaincu par BATTUS (575 - 574)

554 avant J.C. : Arcésilaüs II, roi de Cyrène fait la guerre aux Libyens qu'il défait. Il meurt empoisonné (554-550)

554 avant J.C. : Malchus s'empare du gouvernement de Carthage.

550 à 526 avant J.C. : BATTUS III, roi de Cyrène. Lui succède BATTUS IV et BATTUS V

554 avant J.C. : Arcésilaüs III, roi de Cyrène, doit fuir à Samos. Il est assassiné par des fugitifs de Cyrène.

525 avant J.C. : Psammetich III ou PSAMMENITE, fils d'Amanis, roi d'Egypte

Invasion de l'Egypte par les Perses sous Cambyse. Défaite des Égyptiens près de Peluse, sur la Méditerranée. Mort de Psamménite. L’Égypte devient une province de l'empire des Perses et est gouvernée par des satrapes.

Conquête de la Libye et de la Cyrénaïque, jusqu'aux confins du territoire carthaginois, par les Perses.

509 avant J.C. : Premier traité de commerce entre Carthage et Rome.

500 avant J.C. : Afrique du Sud - Les premiers peuples de langues bantoues, venant à l'origine du grassland camerounais actuel, atteignent l'actuelle province du KwaZulu-Natal vers l'an 500 de notre ère. Au Xe siècle, des xhosas s'installent dans la région de la Fish River (Transkei).

500 à 31 Av notre ère : Égypte - Le découpage traditionnel de l’histoire égyptienne ancienne (Égypte dynastique) comprend plusieurs périodes de prospérité (Ancien Empire, Moyen Empire, Nouvel Empire) séparées de périodes de crises, de changements dynastiques et d'invasions, appelées « Périodes intermédiaires ». Les apports scientifiques et notamment archéologiques récents tendent à atténuer ce découpage qui conserve néanmoins une certaine pertinence. Mais outre ces périodes proprement égyptiennes, l'Antiquité de l'Égypte comprend également la période perse (525 à 332 avant notre ère), la période hellénistique (332 à 31 avant notre ère) dite aussi lagide ou ptolémaïque (305 à 31 avant notre ère) et la période romaine (qui débute en 31 avant notre ère et se poursuit par la période byzantine et chrétienne jusqu'en 620 de notre ère).

Vème-IVème siècle Av. J.C. : Zaïre  Congo Kinshasa - La métallurgie du fer se développe de manière indépendante à ces installations, les plus anciennes traces se découvrent en Afrique centrale au nord-ouest (sud-Cameroun et zone de Bouar en Centrafrique), et au nord-est (région interlacustre). Au Congo-Kinshasa, le fer n'est pas connu dans la région occupée par la tradition Imbonga ; ce n'est que plus tard, entre les VIIème et Ve siècle av. J.-C. que l'on travaillera ce métal (sites de Pikunda et de Munda)22. Vers la même époque, le bas-Congo connaît ses premières activités de production du fer dans le cadre de la tradition Kay Ladio qui suit dans le temps la tradition Ngovo. Au Kivu, dès l'installation des premières communautés villageoises, il est probable que le fer est présent, comme l'attestent les nombreux fours de réduction du fer bien connus au Rwanda et au Burundi.

Plus tard, comme l'indiquent des recherches allemandes sur les affluents du fleuve Congo, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau de l'aval vers l'amont ; des travaux espagnols dans l'Ituri suggèrent qu'il faut attendre –800 pour rencontrer les premiers villages dans certains secteurs de la forêt.

Vème siècle Av. J.C. : Mali - Les premières traces de peuplement humain remontent au Ve millénaire av. J.-C., on trouve en effet des vestiges néolithiques du Sahara vert dans l'Adrar des Ifoghas.

488 avant J.C. : Révolte des Égyptiens contre les Perses : les satrapes sont chassés (488 - 484)

414 avant J.C. : Amyrtée, l'un des compagnons d'Inarus, affranchit l'Egypte de la domination des Perses et se proclame roi (414 - 400)

410 avant J.C. : Guerre de Carthage avec Syracuse (410 - 368)

 

400 avant J.C. : Psammétich, Nepherites, Akoris et Pausiris se succèdent sur le trône d'Egypte (400 à 376)

IVème siècle avant notre ère : Éthiopie - La Préhistoire s'achève vers le milieu du IVe millénaire av. J.-C. période durant laquelle l'Égypte antique mentionne les premiers contacts entre le pays de Pount. L'Antiquité éthiopienne s'étend ainsi sur plusieurs millénaires puisqu'elle prend fin en 1270 avec la chute de la dynastie Zagwe et la restauration salomonide. L'inclusion des Zagwés dans la période antique est acceptée aussi bien par Richard Pankhurst que Berhanou Abebe dans son Histoire de l'Éthiopie : d'Axoum à la Révolution. Au début de son ouvrage A history of Ethiopia, Harold G. Marcus consacre son premier chapitre à toute la période allant des « débuts » (beginnings) à 1270 confirmant ainsi cette coupure.

IVème siècle avant notre ère : Soudan - Royaume de Méroé : transfert de la nécropole royale et de la capitale de Napata à Méroé. Développement de la culture méroïtique dans toute la vallée du Nil et relations commerciales étroites avec le royaume lagide d'Égypte.

IVème - IIIème siècle avant notre ère. : Algérie - Les influences méditerranéennes orientales, notamment par l’établissement de comptoirs phéniciens sur le littoral, aboutissent à la constitution de confédérations tribales avec l'émergence d’aristocraties marchandes et foncières dont certaines fonderont des États. Des entités politiques apparaissent ainsi aux IVe – IIIe siècle av. J.-C. : le royaume des Masaesyles, de la Mulucha (Moulouya) à l'embouchure de l'Ampsaga (oued-el-Kebir) ; et le royaume des Massyles, situé entre le royaume des Masaesyles et les territoires contrôlés par Carthage.

Durant la deuxième guerre punique (IIIème siècle avant notre ère) qui voit s'affronter Rome et Carthage, la Numidie couvrait la quasi-totalité du nord de l’Algérie, à la suite de la conquête du royaume masaesyle par le roi Massinissa. Le règne de ce dernier est marqué par une extension de la culture des céréales. Le royaume de Numidie dont la capitale était Cirta, prenait sans doute la forme d'une confédération de communautés. Les villes puniques du littoral, ont dû jouir d'une quasi-autonomie, et les Gétules des Hautes Plaines et du Sud sont restés indépendants.

Les influences culturelles puniques et grecques marquent davantage les villes que les campagnes, et les sédentaires plus que les nomades. En Numidie, le punique a un statut de langue semi-officielle, les rois et l'élite numides avaient également des connaissances en grec. Toutefois, le berbère restait la langue du peuple. Sur le plan de l'écriture, une écriture libyque se maintient, mais les inscriptions en libyque sont nettement moins nombreuses que celles en grec ou en punique. On atteste également plusieurs alphabets libyco-berbères, dont un occidental correspondant au royaume masaesyle et un alphabet oriental au royaume massyle.

IIIème siècle avant notre ère : République de Centrafrique - À partir du IIIe millénaire avant notre ère, l’établissement et l’expansion vigoureuse sur le sol centrafricain des populations parlant les langues du groupe Adamaoua-Oubangui s’opposent à l’expansion Bantou qui trouve alors un exutoire vers le Sud et l’Est du continent. Le noyau géographique originel des populations de langues Adamaoua-Oubangui serait tout proche car situé dans le massif de l’Adamaoua aux confins des actuels Cameroun, Nigeria, Tchad et République centrafricaine. De l’autre côté des contreforts occidentaux de l'Adamaoua (qui culmine à 3 400 m au Tchabal Mbabo dans les monts Gotel) était situé, sur la rivière Cross, le noyau originel des populations bantoues. Les deux groupes de populations vont connaître, au IIIe millénaire, une expansion simultanée à la suite de la domestication de l’igname et du palmier à huile.

L’implantation solide des populations de langues adamaoua-oubangiennes sur le territoire tiendrait à leur maîtrise des cultures agricoles aussi bien en zone de forêt sèche (apprises auprès des agriculteurs parlant les langues du groupe Soudan-Central) qu’en zone de forêt humide, une double compétence que n’avaient pas les Bantous à cette époque.

376 avant J.C. : Nektanebus Ier, roi d'Egypte (375 - 365)

365 avant J.C. : Tuchus, roi d'Egypte (365 - 363)

363 avant J.C. : Nektanebus II, roi d'Egypte (363 - 354)

362 avant J.C. : Agésilas, roi de Sparte, vient au secours des Égyptiens contre les Perses

350 avant J.C. : les Égyptiens sont de nouveau rendus tributaires de la Perse, par Artaxerxès-Ochus

348 avant J.C. : 2ème traité de commerce entre les Carthaginois et les Romains

 

335 avant J.C. : Hannon, un des premiers citoyens de Carthage, ayant voulu s'emparer du pouvoir souverain, est découvert, se retire avec 20 000 esclaves armés dans un château fort, est pris et mis à mort avec toute sa famille.

332 à 30 Av notre ère : Égypte - Alexandre le Grand, après avoir vaincu les Perses, s'empare de l'Égypte en 332 avant notre ère, fonde la ville d'Alexandrie et inaugure la courte période macédonienne qui se termine dès 305 avant notre ère. À partir de cette date, l'Égypte est gouvernée par la dynastie des Ptolémées dite aussi lagide. L'Égypte connaît alors l'influence de la civilisation grecque antique, bien que la religion traditionnelle subsiste jusqu'à la christianisation.

331 avant J.C. : Conquête de l'Egypte, fondation d'Alexandrie. Marche vers la Libye et au temple de Jupiter-Ammon. Départ pour la Mésopotamie et l'Assyrie, où se livre la célèbre bataille d'Arbelles ou de Gaugamèle, qui met fin à l'empire des Perses.

Alexandre passe les pyles Persides, et s'empare de Pasargade et de Persépolis, destruction du célèbre palais (ruine de Tschilminar)

330 avant J.C. : Darius est assassiné par Bessus.

323 avant J.C. : Entrée d'Alexandre à Babylone. La mort l'y surprend à l'âge de 32 ans et dans la 13ème année de son règne.

A la mort d'Alexandre, les principaux généraux et gouverneur de son empire étaient : Ptolémée, fils de Lagus, en Égypte; Séleucus, à Babylone et dans la haute Asie; Antigone, dans l'Asie-Mineure et centrale; Laomédon, en Syrie et en Phénicie; Cassandre, en Carie; Ménandre, dans la Lydie; Léonnat, dans la Petite-Phrygie; Néoptolème, en Arménie; Eumène, dans la Cappadoce et la Paphlagonie; Lysimaque, dans la Thrace et les Pays voisins; Antipater, en Macédoine, en Épire et en Grèce. Guerre entre les généraux d'Alexandre et partage de son empire.

Empire des Ptolémées d'Egypte (323 - 30 avant J.C.) : Ptolémée Lagus ou Soter, fondateur de la dynastie des Ptolémées ou des Lagides (323 - 284 av J.C.). Il étendit son empire sur l'Egypte, la Libye, la Cyrénaïque, l'Arabie Pétrée, la Judée, la Phénicie, Damas, Chypre. Capitale : Alexandrie.

321 avant J.C. : La Cyrénaïque est conquise par Ptolémée. Fin de la république de Cyrène.

330 avant J.C. : Conquête de la Palestine par Ptolémée d'Egypte. Plus de 100 000 Juifs sont transportés en Égypte.

310 avant J.C. : Guerre de Carthage contre Syracuse (310 - 306 av. J.C.)

331 avant J.C. : Grande victoire navale remporté, près de l'Ile de Chypre, par Démétrius Poliorcète, fils d'Antigone, sur Ptolémée, roi d'Egypte.

Agathocle porte la guerre en Afrique. Les Carthaginois le forcent de retourner en Sicile.

Expédition d'Antigone et de son fils en Égypte.

306 avant J.C. : Paix entre les Carthaginois et Agathocle.

305 avant J.C. : Commerce florissant de l'Egypte avec l'Inde.

301 avant J.C. : Bataille d'Ipsus, en Phrygie. Antigone, dont le pouvoir s'étendait, depuis 307, sur presque toute l'Asie et l'Asie-Mineure, est défait par Cassandre, Séleucus, Ptolémée et Lysimaque. Dernier partage de la monarchie d'Alexandre. La Syrie reste à Séleucus, l'Egypte à Ptolémée. Lysimaque obtient la Thrace et Pergame. Cassandre conserve la Macédoine.

IIème siècle avant notre ère : République de Centrafrique - La présence d’une agriculture en République centrafricaine est avérée à partir du milieu du IIe millénaire avant notre ère.

284 avant J.C. : Ptolémée II, Philadelphe, fils de Ptolémée Soter, monte sur le trône d'Egypte (284 - 246 av. J.C.). Fondation présumée de la célèbre bibliothèque d'Alexandrie.

Construction du phare d'Alexandrie.

273 avant J.C. : Traité d'amitié entre l'Egypte et les Romains.

270 avant J.C. : Construction du canal de jonction du golfe Petsique à la Méditerranée par le Nil.

264 avant J.C. : Première guerre entre Carthage et Rome (264 - 241 av. J.C.)

260 avant J.C. : Guerre entre l'Egypte et la Syrie (260 - 252 av. J.C.)

256 avant J.C. : Expédition des Romains en Afrique (256 - 250 av. J.C.)

250 avant J.C. : Mali - Les premières formes de vie urbaine apparaissent vers 250 avant notre ère à Djenné-Djenno.

246 avant J.C. : Ptolémée III, Évergète, succède à son père Ptolémée II sur le trône de l'Egypte (246 - 221 av. J.C.)

Ptolémée III déclare la guerre au roi de Syrie, qui avait fait assassiner sa sœur Bérénice. Conquête de la Syrie et des côtes de l'Asie-Mineure, depuis la Cilicie jusqu'à l'Hellespont. Expédition en Mésopotamie, dans la Babylone, en Perse, dans la Médie et dans la Bactriane. Il étend ses conquêtes jusque dans l'intérieur de l’Éthiopie et sur les côtes occidentales de l'Arabie. Des troubles, survenus dans ses États, l'oblige de retourner sur ses pas.

241 avant J.C. : Paix entre Carthage et Rome. les Carthaginois évacuent la Sicile, leurs finances sont épuisées.

240 avant J.C. : Guerre de Carthage contre les troupes mercenaires qui s'étaient révoltées et contre les peuples tributaires qui s'étaient soulevés avec eux. Amilcar, père d'Annibal, les fait rentrer dans l'obéissance (240 - 237 av. J.C.)

224 avant J.C. : Les conquêtes de l'Egypte dans l'Asie-Mineure sont reprise par Séleucus III, roi de Syrie

221 avant J.C. : Ptolémée IV, Philopator, succède à son père Ptolémée Évergète sur le trône de l'Egypte (221 - 204 av. J.C.). Ce prince se livre à une débauche effrénée, fait périr sa mère, son frère, sa soeur, sa femme. L'histoire l'accuse, en outre, d'avoir fait empoisonner son père.

219 avant J.C. : Bataille de Raphia, en Palestine, gagnée par Ptolémée IV, roi d'Egypte, sur Antiochus-le-Grand, roi de Syrie. la Coelé Syrie passe sous la domination du roi d'Egypte.

218 avant J.C. : Seconde guerre de Carthage contre Rome (218 - 201 av. J.C.) Le consul Sempronius débarque en Afrique.

Bataille de Sardes, gagnée par Antiochus III, de Syrie, sur Ptolémée, roi d'Egypte.

200 avant J.C. : Érythrée - Le Périple de la mer Érythrée, un texte du IIe siècle, précise qu'il existait en Afrique de l'Est une route commerciale qui reliait le monde romain à la Chine.

181 avant J.C. : Les Égyptiens, fatigués des cruautés de Ptolémée Épiphane, se révoltent contre ce prince, qui est empoisonné.

Troubles au sujet de la succession. Ptolémée VI, Philométor, âgé de 5 ans, roi d'Egypte.

172 avant J.C. : Victoire des Syriens sur les Égyptiens à Pelusium. Ptolémée VI est fait prisonnier. Intervention des Romains, dont l'ambassadeur Popilius force le roi de Syrie à restituer les conquêtes qu'il avait faites sur leurs alliés (172 - 170 av. J.C.)

152 avant J.C. : Guerre de Carthage contre le roi numide Masinissa, allié de Rome. Défaite des Carthaginois. Défection d'Utique.

149 avant J.C. : Troisième guerre de Carthage contre Rome. Les consuls Manlius et Censorinus débarquent en Afrique, et, après s'être fait livrer toutes les armes et les machines de guerre des Carthaginois, dont des divisions intestines paralysaient tout système de défense régulier, ils déclarent que les ordres du sénat sont de détruire Carthage. Alors le courage des malheureux habitants de cette ville se réveille, et, pendant 3 ans, ils opposent aux armées romaines tous les efforts dont le désespoir et l'amour de la patrie sont capables.

148 avant J.C. : Mort de Masinissa, roi de Numidie. Suivant ses intentions, ses États sont partagés entre ses trois fils, Micipsa, Gulussa et Mastanabal. Après la mort des deux derniers, Micipsa demeure seul maître de tout le royaume.

146 avant J.C. : Prise et destruction de Carthage par Scipion Émilien, 742 ans après sa fondation. L'incendie de cette ville célèbre, qui avait eu 700 000 habitants, dura 17 jours. La république de Carthage est réduite en province romaine sous le nom de Province d'Afrique.

145 avant J.C. : Ptolémée VII, Physkon, roi d'Egypte (145 - 117 av. J.C.)

Démétrius II, Nicanor, fils de Démétrius-Soter, chasse du trône de Syrie Balas, qui est assassiné par Zabdiel, prince des Arabes, chez lequel il s'était réfugié.

144 avant J.C. : Antiochus VI, Dionysos, fils d'Alexandre Balas, dispute le trône à Démétrius II. Il est assassiné par Tryphon, qui s'empare d'une partie de la Syrie.

143 avant J.C. : Simon, frère de Jonathas, grand pontife des Juifs, fait la paix avec Démétrius qui l'affranchit du tribut. Antiochus Sidètes le ménage également, mais, après la mort de Tryphon, il le fait attaquer par Condebeus, qui est vaincu par les fils de Simon. Bientôt après, Simon est assassiné, avec deux de ses fils, par Ptolémée, son gendre, qui aspirait à s'emparer du gouvernement.

140 avant J.C. : Démétrius II tombe au pouvoir du roi des Parthes, qui le traite bien et lui donne même sa fille en mariage, mais le retient prisonnier pendant 10 ans.

138 avant J.C. : Antiochus VII, Sidètes, frère de Démétrius Nicanor, se fait proclamer, roi de Syrie (138 - 131 av. J.C.) Il se bat et fait prisonnier l'usurpateur Tryphon.

132 avant J.C. : Aristonicus, fils naturel d'Eumène II, s'empare du trône de Pergame après avoir battu et fait prisonnier le consul Licinius Crassus. Mais il est défait et pris par le consul Perpenna, conduit à Rome et étranglé par ordre du sénat (132 - 130 av. J.C.)

Une colonie romaine, la première envoyée hors d'Italie, passe en Afrique, sous la conduite du tribun C. Gracchus, et jette les fondements de la nouvelle Carthage.

129 avant J.C. : Révolte des Égyptiens contre la cruautés et la tyrannie de Ptolémée Physkon qui s'enfuit en Chypre. Cette révolte ayant été fomentée par Cléopâtre, première femme de Ptolémée, ce dernier fit égorger le fils qu'il avait eu d'elle, dans la crainte qu'elle ne l'élevât sur le trône. Il reconquit cependant son royaume, et y jouit d'une paix qui ne fut plus troublée jusqu'à sa mort.

128 avant J.C. : Alexandre Zabinas, fils d'Alexandre Balas, s'empare du trône de Syrie, après avoir été défait par Démétrius, qui est tué par Cléopâtre, sa femme. Bientôt après, cette dernière fait aussi assassiner son propre fils Séleucus V, qui s'était emparé du gouvernement d'une partie de la Syrie.

118 avant J.C. : Mort de Micipsa, fils de Masinissa, roi de Numidie. Il avait adopté et associé à l'héritage de ses États son neveu Jugurtha, conjointement avec ses fils Adherbal et Hyempsal. Jugurtha assassine ce dernier, chasse l'autre et règne seul sur la Numidie. Adherbal recouvre une partie de ses États avec le secours des romains, mais il est aussitôt attaqué par Jugurtha, qui l'assiège dans Citra (Aujourd'hui Constantine), s'en rend maître et le fait égorger (118 - 112 av. J.C.)

117 avant J.C. : La Cyrénaïque est érigée en royaume, en faveur d'Apion, fils naturel du roi d’Égypte.

Ptolémée VIII, Lathyrus, roi d'Egypte (117 - 107 av. J.C.)

112 avant J.C. : Les romains déclarent la guerre à Jugurtha, roi de Numidie. Le consul Calpurnius Pison, gagné par l'or du numide, lui accorde la paix. Jugurtha vient se justifier à Rome, y fait assassiner Massiva, neveu de Micipsa, et retourne dans la Numidie, où le consul Posthumius Albinus, envoyé contre lui, l'attaque sans succès. Aulus, frère du consul, se laisse attirer dans l'intérieur des terres et passe sous le joug après avoir fait le traité le plus humiliant (112 - 109 av. J.C.)

109 avant J.C. : Défaite de Jugurtha, roi de Numidie, par le consul Métellus. Après quelques négociations,  la guerre recommence et traîne en longueur. Arrivée de Marius. Alliance de Jugurtha et de Bocchus, roi de Mauritanie. Leurs armées sont détruites. Bocchus, pour obtenir la paix, livre aux Romains son allié qui, après avoir servi à orner le triomphe de Marius, est jeté dans un cachot où il meurt de faim. Une partie de la Numidie est donné à Bocchus, l'autre partie est réunie à la province de Carthage (109 - 106 av. J.C.)

107 avant J.C. : Ptolémée VIII, roi d'Egypte, est chassé du trône et remplacé par Ptolémée IX (Alexandre Ier) (107 - 89 av. J.C.) Sa mère Cléopâtre l'avait fait reconnaître roi d'Egypte, mais une mésintelligence étant survenue entre elle et son fils, ce dernier la fit périr dans la 18ème année de son règne.

107 avant J.C. : Algérie - La fin de la troisième Guerre punique et l’annexion par Rome du territoire de Carthage en 146 av. J.-C., va ouvrir la voie à un interventionnisme romain pendant deux siècles dans les royaumes berbères. Rome profite de la rivalité entre ces différents royaumes et des querelles de succession. Ainsi, en 105 av. J.-C, la Numidie est amputée de sa partie occidentale, cédée en récompense à Bocchus Ier, roi de Maurétanie qui a livré son beau-fils et roi numide Jugurtha aux Romains, et partagée en deux États correspondant aux anciennes Massylies occidentale et orientale. Puis, les Romains l'annexent, plaçant Juba II, le fils de son dernier roi à la tête de deux Maurétanie réunifiées (la Tingitane qui avait Tingis-Tanger comme capitale, et la Césarienne qui tient son nom de Césarée-Cherchell), ce dernier faisant de Yol-Cherchell sa capitale.

100 avant J.C. : Érythrée - Les peuples du Centre de l'Érythrée et du Nord de l'Éthiopie partagent un héritage historique et culturel commun, issu du Royaume d'Aksoum et des dynasties qui ont suivi au long du Ier millénaire av. J.-C. et de la langue ge'ez. Le tigrinya et l'amharique, langues officielles respectivement en Érythrée et en Éthiopie, sont des langues cousines du ge'ez, la langue liturgique de l'Église orthodoxe monophysite éthiopienne, ainsi que de l'Église d'Érythrée qui s'en est détachée à l'indépendance du pays.

Le Périple de la mer Érythrée, un document du IIe siècle, précise qu'il existait en Afrique de l'Est une route commerciale qui reliait le monde romain à la Chine. Les peuples du Centre de l'Érythrée et du Nord de ce qui forme actuellement l'Éthiopie partagent un héritage historique et culturel commun, issu du royaume d'Aksoum et des dynasties qui ont suivi au long du Ier millénaire av. J.-C. et de la langue guèze.

Le royaume d'Aksoum, à partir du IVe siècle av. J.-C. précédé du royaume de D'mt, couvrait une grande partie de l'Érythrée et du Nord de l'Éthiopie actuelles. Il atteint son apogée au Ier siècle av. J.-C. et adopte plus tard le christianisme.

Ier siècle avant notre ère.  : Burkina Faso (Anc. Haute-Volta) - On sait peu de choses de l'histoire ancienne du Burkina Faso. Une civilisation néolithique y a produit des pierres taillées, des motifs gravés et de la poterie au Ier millénaire av. J.-C. Ensuite apparut l'agriculture avec des défrichements de la forêt primaire. Une vague de cavaliers vint alors greffer une aristocratie militaire sur cette structure. Détenteurs du pouvoir politique, ces cavaliers passèrent des accords avec les autochtones qui restèrent propriétaires du sol. Cette organisation apparaît encore sous forme de chefs de cantons et chefs de la terre.

Ier siècle avant notre ère : Cameroun - La zone couvrant le sud-ouest de l'actuel Cameroun et le sud-est du Nigeria aurait été le berceau des peuples bantous.

Ier siècle avant notre ère : République de Centrafrique - Les populations de langues adamaoua-oubanguiennes achèvent leur implantation sur l’ensemble de l’actuelle République centrafricaine vers le début du Ier millénaire avant notre ère tandis que l’extension géographique maximale de ces populations est atteinte vers le début de l’ère chrétienne. Les habitants qui les avaient précédé (pygmées et soudanais centraux) sur le territoire de la Centrafrique actuelle sont alors soit assimilés soit marginalisés.

Une civilisation mégalithique qui perdure jusqu’au Ier siècle apr. J.-C. se développe dans la région de Bouar (Ouest). C’est l’apparition de la métallurgie du fer qui semble avoir mis fin à la civilisation des mégalithes (Tazunu en gbaya). La métallurgie du fer se répand d’ouest en est et s’accompagne d’une expansion de la population dont on considère qu’elle atteignit 6 millions d’habitants sur l’ensemble du territoire centrafricain au XVIIIe siècle. Les populations auraient alors vécu en relative autarcie car à l’écart des grandes voies commerciales africaines.

Entre les débuts archéologiques et la période qui précède immédiatement la colonisation, soit environ 1 700 ans, les données concernant l’histoire du territoire occupé par la République centrafricaine sont rares ou peu accessibles au grand public. Il est probable qu’à l’instar de beaucoup de peuples établis dans la zone équatoriale, les populations de la région n’ont pas éprouvé le besoin de s’organiser autour de structures étatiques mais ont plutôt conservé un système de chefferies locales. Rétrospectivement, et étant donné l’expansion démographique supposée de la population (six millions d’habitants), on peut se demander si ce système n’était peut-être pas plus performant que bien d’autres. Le défaut majeur de cette organisation politique très superficielle est toutefois de ne pas avoir pu protéger les populations de langues adamaoua-oubanguiennes des épreuves qui allaient survenir au cours de la période contemporaine.

Ier siècle avant notre ère. : Soudan - Des conflits éclatent entre les deux puissances et trouveront leur paroxysme lors de la conquête romaine au Ier siècle av. J.-C..

En -24, conquête de Philæ et d'Assouan par la Candace Amanishakhéto. Conquête de la Nubie par les romains qui seront stoppés par la reine. Traité de paix entre Rome et Méroé en -21, dit traité de Samos. La frontière est fixée à Maharraqa (en) et à dater de cette époque les deux empires entretiendront des relations commerciales florissantes.

96 avant J.C. : Ptolémée Apion, dernier roi de la Cyrénaïque, lègue ses États aux Romains. 

94 avant J.C. : Guerre des Juifs contre les Arabes, l'armée juive tombe dans une embuscade et est taillée en pièces dans les montagnes près de Gadara. Nouvelle révolte des Juifs, victoire d'Alexandre sur l'armée insurgée et ses alliés. Vengence atroce du roi, plus de 50 000 insurgés sont massacrés.

89 avant J.C. : Ptolémée IX, roi d'Egypte, chassé d'Alexandrie, sa capitale, retourne dans l'ile de Chypre, qui avait été érigée en royaume en sa faveur. Peu de temps après, il est vaincu et tué dans une bataille navale contre Chéréas. Ptolémée VIII remonte sur le trône. (89  81 av. J.C.)

81 avant J.C. : L’Égypte, sous l'influence absolue de Rome, devient le théâtre permanent de guerres que se livrent les prétendants au trône, sur lequel se succèdent, de 81 à 66 avant J.C., Bérénice, fille de Ptolémée Lathyrus, Ptolémée X (Alexandre II et Alexandre III.

66 avant J.C. : Ptolémée XI (Aulètes), roi d'Egypte (66 - 57 et 55 av. J.C.)

57 avant J.C. : Ptolémée Aulètes, devenu odieux par ses crimes et ses débauches, est chassé du trône d'Egypte et remplacé par sa fille Bérénice, qui épouse et s'associe dans le gouvernement Archelaüs, grand-prêtre de la déesse de Comana et fils d'Archelaüs-le-Cappadocien, général de Mithridate-le-Grand, roi du Pont.

Les romains s'emparent de l'île de Chypre, sous prétexte qu'elle avait été léguée à la République par un des derniers Ptolémées.

55 avant J.C. : Ptolémée Aulètes est rétabli sur le trône d'Egypte par Gabinius, lieutenant de Pompée, et fait mourir sa fille Bérénice.

51 avant J.C. : Ptolémée XII (Denys) succède à son père Aulètes sur le trône d'Egypte, dont il exclut sa sœur Cléopâtre

48 avant J.C. : Pompée, arrivé en Égypte, après sa défaite à Pharsale, est assassiné par ordre de Ptolémée Denys, sur la plage d'Alexandrie.

Arrivée de César en Égypte. Il est reconnu pour arbitre par Ptolémée Denys et Cléopâtre. Séduit par le charme de cette dernière, il décide que le frère et la sœur doivent partager le trône. Ptolémée Denys, mécontent, vient assiéger César dans son palais, mais il est bientôt attaqué à son tour et vaincu dans une bataille décisive, dans laquelle il périt en traversant le Nil.

Ptolémée XIII, le Jeune, second fils d'Aulètes, est nommé roi par César, qui lui fait épouser sa sœur Cléopâtre, avec laquelle il partage la couronne.

46 avant J.C. : Arrivée de César en Afrique. Défaite du parti de Pompée à Thapsus (État de Tunis). La Mauritanie et la Numidie sont réduite en provinces romaines. Juba, allié de Pompée, dernier roi.

44 avant J.C. : Cléopâtre fait empoisonner son frère Ptolémée le Jeune, et règne seule sur l'Egypte.

41 avant J.C. : Le triumvir Antoine près de Cléopâtre.

37 avant J.C. : Antoine établit ses quartiers d'hivers en Égypte, auprès de Cléopâtre (37 à 33 av. J.C.)

33 avant J.C. : Conduite scandaleuse d'Antoine en Égypte. Il proclame Cléopâtre reine d'Egypte, de Chypre, de Lydie et de Syrie, et donne aux deux fils qu'il avait eus d'elle presque tous les trônes d'Orient.

30 avant J.C. : L’Égypte et l'île de Chypre sont réduites en provinces romaines.

Les deux Mauritanie et une partie de la Gétulie sont érigées, par Octave, en royaume en faveur de Juba II, fils de Juba Ier

30 Av notre ère à 639 après J.C. : Égypte - L'Égypte passe sous domination romaine en 30 avant notre ère. Elle conserve un statut particulier durant tout l'Empire romain. Le pays reste un des principaux greniers à blé pour Rome, ainsi que la source de plusieurs matériaux utilisés à Rome, tels que le granite et le porphyre. Alexandrie, sa capitale, possède le plus grand port et est la deuxième plus grande ville de l'Empire romain.

Le pays bénéficie de la Pax Romana jusqu'au IIIe siècle.

L'Égypte byzantine connaît une longue période de paix, du Ve au début du VIIe siècle, qui lui permet de connaître une grande opulence. Véritable mégalopole, Alexandrie réunit philosophes et mathématiciens autour du Mouséion et est aussi le siège d'une Église disposant d'une intense vie spirituelle.

29 avant J.C. : Première année d'Auguste en Égypte, et commencement de l'ère actiaque, l'année qui suivit la mort d'Antoine et de Cléopâtre.

 

Ier siècle : Afrique du Sud - Au début de l'ère chrétienne, des peuples Bantous arrivent du nord-ouest, partis des confins du Cameroun et du Nigeria. La première vague de ces peuples migrants issus de l'âge du fer, agriculteurs et éleveurs, atteint l'Afrique du Sud probablement vers l'an 300 pour s'établir dans l'actuelle province du KwaZulu-Natal vers 500. D'autres descendent la rivière Limpopo aux ive ou ve siècles pour parvenir vers le xe siècle dans l'actuelle province du Cap oriental. Leur migration se fait par petites vagues, déplaçant cependant devant eux les populations de chasseurs-cueilleurs.

Éleveurs, les Bantous sont aussi des agriculteurs, maîtrisant, entre autres cultures, celle des céréales. Ils travaillent aussi le fer et vivent dans des villages. Ce sont les ancêtres des peuples parlant les langues nguni, xhosa, zoulou et diverses autres. Les Xhosas sont les seuls à être organisés en États pour se défendre de leurs voisins. Pour tous les autres peuples, l'unité politique ne dépasse pas le groupe de village.

Les deux cultures auraient, selon des sources limitées à l'archéologie, généralement cohabité paisiblement. On peut observer une intégration d'éléments des cultures Khoïsan par les Bantous. Outre les artéfacts archéologiques, la linguistique révèle que le clic, caractéristique des langues khoïsan, a été incorporé dans plusieurs langues bantoues.

Ier siècle : Archipel des Comores - Peuplée depuis près de deux millénaires, les différentes îles des Comores ont connu une histoire très voisine. Elle a connu plusieurs vagues de migrations. Ces îles étaient connues depuis longtemps des pirates arabes, elles sont même citées dans les contes des milles et une nuits. Un passage décrit la population autochtone qui y vit. Puis c'est la France, puissance coloniale, qui unit administrativement les îles. L'histoire des îles se sépare à nouveau après la formation en 1976 de la République fédérale islamique des Comores et le refus des électeurs mahorais de quitter le giron français.

Ier siècle : Kenya - Les premiers marchands arabes commencèrent à fréquenter les côtes du Kenya vers le Ier siècle.

Ier siècle : Ouganda - Les populations nilotiques, qui incluent les Luo et les Ateker, sont entrées dans la région par le nord, probablement aux alentours du Ier siècle de notre ère. Ce sont principalement des bergers et des agriculteurs qui se sont installés dans le nord et l’est du pays. Certains Luo ont migré dans la région du Bunyoro puis ont été assimilés avec les Bantous. Ils ont ainsi établi la dynastie des Badiito de l’actuel Omukama du Bunyoro.

19 après J.C. : Ptolémée, fils de Juba II et de Cléopâtre-Sélène, fille de Marc-Antoine et de Cléopâtre, monte sur le trône de Mauritanie. Il ne se fit remarquer que par son goût pour les plaisirs et son attachement pour les romains. Étant venu à Rome, sous Caligula, il excita par ses habillements magnifiques et par ses richesses a cupidité de ce tyran, qui le fit assassiner.

an 40  : Edémon, un des affranchis de Ptolémée, roi de Mauritanie, voulant venger la mort de son souverain, assassiné par ordre de Caligula, excite les Mauritaniens à faire la guerre aux Romains, mais ils sont vaincus après une lutte opiniâtre par Suétonius Paulinus, et la Mauritanie (Algérie et partie des royaumes de Fez et de Maroc) est réduite en province romaine et divisée en Mauritanie césarienne et Mauritanie tingitane (ans 40 à 42)

an 40  : Algérie - En 40 ap. J.-C, Rome met fin au protectorat de la Maurétanie et l'annexe. Toute l'Afrique du Nord, jusqu'aux franges du Sahara, est désormais intégrée à l'Empire romain.

Les territoires conquis par Rome et contenus dans les limites de l'actuelle Algérie étaient l'Africa nova ou Numidie pour son tiers oriental et la Maurétanie, voire les Maurétanies — césaréenne et sitifienne — selon l'époque, à l'ouest. Toutes ces provinces constitueront dans l'Antiquité tardive le Diocèse d'Afrique, avec pour siège Carthage.

Elles font l'objet d'une politique de romanisation dont les foyers sont les villes. Toutefois, en Maurétanie et dans le Sud surtout, des confédérations tribales berbères continuent à vivre plus ou moins en marge. La Numidie est plus urbanisée et romanisée que la Maurétanie. Les collectivités de base sont constituées en communes dont le statut diverge. Le statut social est très différencié dans une société qui demeure inégalitaire et esclavagiste, même si une minorité de Berbères est assimilée et accède aux privilèges du système, comme c’est le cas pour de nombreux notables et sénateurs, ou même quelques empereurs. L'ascension sociale pour la population dominée et l'accession à la propriété foncière sont parfois possibles pour ceux qui optent pour la carrière militaire.

En Afrique romaine, l'agriculture et le pastoralisme vivriers prévalent. Certaines régions, notamment la Numidie puis la Maurétanie sitifienne, deviennent rapidement des greniers à blé pour Rome. La région devient également une grande productrice de vin et d'huile. L'art romano-africain représente des modèles romains prédominants, mais avec une originalité où le substrat autochtone persiste. C'est en Afrique du Nord que l'on retrouvera les plus riches collections de mosaïques.

an 68  :  Lucius Clodius Macer était gouverneur romain de la province d'Afrique (legatus Augusti propraetore Africae).

En l'an 68, Vindex, gouverneur de Gaule lyonnaise, lança la révolte contre l'empereur Néron, avec le soutien de Galba, gouverneur de la Tarraconaise. Rapidement Othon, gouverneur de Lusitanie, se joignit aux rebelles.

Les événements d'Europe décidèrent Lucius Clodius Macer à se révolter contre l'empereur lui aussi en avril 68. Il ne se joignit pas toutefois à Galba et Vindex, parce que lui-même espérait devenir empereur. Clodius Macer créa une nouvelle légion en Afrique : la Legio I Macriana liberatrix. De plus il avait à sa disposition la Legio III Augusta qui était stationnée dans sa province. Clodius Macer conquit Carthage, port dont l'importance était vitale pour approvisionner Rome en grains d'Afrique du Nord. Il en fit arrêter l'expédition vers la capitale, ce qui y suscita des troubles.

Le 11 juin, Néron se suicida et Galba, âgé de 72 ans, fut proclamé le nouvel empereur de l'État romain par les prétoriens (ans 68 et 69). En octobre il arriva à Rome et fit assassiner Clodius Macer le même mois par Trebonius Garutianus. La légion de Macer fut dissoute par Galba peu de temps après.

an 69  :  Galba et son fils adoptif, Licinius Pison, sont massacrés.

an 98  :  La plus grande étendue de l'empire romain sous Trajan : depuis l'Atlantique jusqu'au Tigre, et depuis le mur d'Antonin dans la Grande-Bretagne, le Danube, les monts Karpathes et la mer Noire jusqu'aux déserts de l'Afrique et de l'Arabie. Il y avait près de 600 lieux du nord au midi et plus de 1 000 d'orient en occident (180 000 lieues carrées)

En Afrique les possessions romaines étaient l'Egypte et toute la côte septentrionale.

fin Ier siècle  :  Kenya - À la fin du Ier millénaire, arrivèrent, de l'ouest, des peuples bantous.

IIème siècle  : Algérie - À partir du IIe siècle, les ateliers locaux se multiplient : Timgad, Lambèse, Sitifis (Sétif), Cuicul (Djemila), Caesarea (Cherchell). On atteste également, en Algérie, un plus grand nombre d’inscriptions latines que dans n'importe quelle autre province du monde romain.

La conquête de l'Afrique coute cher aux Romains et les oblige à mobiliser de nombreuses légions. Les Africains se soulevent à plusieurs reprises pour remettre en cause leur domination. Parmi les régions sensibles, certaines parties de la Maurétanie césaréenne, et parfois le Sud constantinois et l'Aurès-Nementcha.

Le christianisme se développe en Afrique romaine à partir du IIe siècle. Les premiers chrétiens subissent des persécutions dont l'enjeu est l'adhésion de l'ensemble des habitants de l'Empire romain au culte de l'empereur-dieu.

an 115  :  André, juif de Cyrènes, soulève ses compatriotes contre les Romains, et leur permet de les faire rentrer triomphants à Jérusalem. Il se voit bientôt à la tête d'une armée, remporte plusieurs avantage sur Lupus, préfet d'Egypte, qu'il force à se renfermer dans Alexandrie et qui se venge par le massacre de tous le Juifs de cette cité. Par représailles, André envahit la Libye, dont il immole, dit-on, plus de 200 000 habitants.

an 117  :  Mort de Trajan. Adrien (Publius Aelius Adrianus ou Hadrianus), cousin germain de Trajan, est élu empereur des Romains.

Adrien réprime, par lui-même ou par ses généraux, des révoltent en Egypte et en Mauritanie.

an 120  :  En Egypte, Adrien bâtit la ville d'Antinopolis, en l'honneur de son cher Antinous

an 138  :  Adrien meurt à Baies. Antonin-le-pieux, son fils adoptif, lui succède sur le trône à l'âge de 52 ans (131-161)

an 144  :  Les Maures, peuple indépendant de la Libye, attaquent l'empire Romains et sont repoussés par Antonin.

IIIème siècle  : Algérie - Au IIIe siècle, le martyrologe (livre liturgique, recueil de brèves notices sur les saints à fêter. Le martyrologe chrétien peut également contenir des prières de bénédiction ou de consécration. Le terme ne signifie pas seulement « liste des martyrs », mais désigne aussi toute liste liturgique des personnages reconnus saints par l'Église, personnages qui ont « porté témoignage » de leur foi chrétienne) s'allonge sur tout l'espace de l'actuelle Algérie

an 217  :  Macrin (Marcus Opelius de Césarée (Alger) en Numidie est proclamé empereur (ans 217 - 218)

an 237  :  Gordien, proconsul d'Afrique, et son fils, aussi nommé Gordien, sont proclamés empereurs par les légions et presque aussitôt vaincus et tués par Capellianus, gouverneur de Numidie.

an 263  :  Expédition des Francs dans la Gaulle et en Espagne jusqu'à Tarragone. Quelques-uns passent même en Afrique.

an 265  :  Celsus est proclamé empereur par les soldats d'Afrique et massacré sept jours après. Son corps est livré aux chiens par les habitants de Sicca, qui étaient restés fidèles à Gallien.

an 269  :  Conquête de l'Egypte par Zabdas, général de Zénobie

an 273  : Firmus, riche marchand de Séleucie, en Syrie, s'étant fait proclamer empereur en Egypte et vengeur de Zénobie, est pris et mis à mort par Aurélien. Destruction du musée d'Alexandrie.

an 277  :  Expédition d'un corps de Francs sur les côtes d'Asie, de la Grèce, de la Sicile, de l'Afrique et de l'Espagne

an 273  : Saturninus, général romain des légions d'Afrique, s'étant fait proclamer empereur, est pris et tué dans le château d'Apamée, en Syrie.

an 292  : Nouveau partage de l'Empire romain : Maximien obtient l'Italie, l'Afrique et les îles intermédiaire.

an 293  : Achillée, général romain, qui s'était fait reconnaître empereur en Egypte, est pris dans Alexandrie par Dioclétien, après un siège de huit mois. La ville est livrée au pillage et Achillée est condamné à être dévoré par les lions. Julien, usurpateur de l'Afrique, est défait par Maximien.

IVème siècle  : Algérie - Avec la conversion des empereurs eux-mêmes au christianisme au IVe siècle, l'Église catholique, fait de plus en plus fonction de culte officiel, et apparait comme l'instrument idéologique de la domination romaine. Le Donatisme émerge alors comme une Église nationale à laquelle se rallient en grand nombre les Berbères, et dont l'idéologie s'oriente vers un radicalisme social proche du millénarisme. L'insurrection des circoncellions, un mouvement social se réclamant du donatisme, marque la Numidie et la Maurétanie aux IVe et Ve siècles. Ces soulèvements de déshérités facilitent l'invasion vandale et, sur le moyen terme, l'installation finale de l'islam.

IVème siècle : Mali - Empire du Ghana aussi nommé Ouagadou, il est érigé par les Sarakolés au IVe siècle. Il fonde sa prospérité sur le sel et l'or.  L'empire se désagrégera en 1076 à la suite des percées des berbères venus islamiser l'Afrique occidentale.

IVème siècle : Soudan - À la seconde moitié du IVe siècle de notre ère, des incursions répétées du royaume d'Aksoum entament le royaume de Méroé. C'est à cette époque que l'on situe traditionnellement sa chute sous les coups des rois Ella-Amida et Ezana d'Éthiopie. Construction des sites et monuments de Dakka, Qasr Ibrim, Tabo, Méroé, Musawwarat es-Sofra, Naga, Wad ban Naqa (en), Basa, El-Hassa, Hosh-Ben-Naga, Djebel Qeili, Soba et Khartoum. Développement des cultes des dieux soudanais : Dédoun « le premier de Nubie », Apédémak « le grand dieu du Sud », Arsénouphis et Mandoulis. Nécropole de pyramides royales à Méroé ; dernière sépulture royale méroïtique aux environs de 350 de notre ère.

an 305  : Après une grande famine qui désole l'empire romain. Nouveau partage :

Maximin, César, eut l'Orient et l'Egypte

Flavius-Sévère, César, eut l'Italie et l'Afrique

an 311  : Le Phrygien Alexandre, qui s'était fait proclamer empereur en Afrique, est défait et tué à Carthage par les troupes de Maxence, qui, maître de l'Italie, déclare la guerre à Constantin.

an 330  : Empire Romain et l'Afrique - Etendue de l'empire romain sous Constantin-le-Grand

Provinces orientales : Syrie, Palestine, Egypte, Chypre, Asie-Mineure, Grèce, Macédoine, Thrace, Epire,  Illyrie.

Provinces occidentales : Afrique septentrionale, Espagne et Portugal, Italie, Sicile, Sardaigne, Corse, France, Pays-Bas, Suisse, Allemagne (en partie), Pannonie, Grande-Bretagne (en partie).

an 330 : Éthiopie - Vers 330, Ezana, négus d'Aksoum, se convertit au christianisme, qui devient la religion officielleh, adoptée par la population locale majoritairement juive et païenne.

an 338  : Après la mort de Constantin-le-Grand en 335, et après des années de débats, l'empire est partagé entre les trois fils de Constantin-le-Grand :

Constance (337-361) obtient la Thrace, l'Asie jusqu'à Nisibe et l’Égypte.

Constant (337-350) obtient l'Illyrie, l'Italie et l'Afrique septentrionale.

Constantin II (337-340) obtiend la Gaulle, l'Espagne et la Bretagne

an 373  : Théodose réprime la révolte de Firmus, chef des Maures d'Afrique. Il signale le préfet Romanus comme ayant donné lieu par ses exactions à la révolte des Africains.

an 375  : Gratien, âgé de 16 ans, fils de Valentinien Ier (364-375), déjà nommé Auguste en 369, obtient sa nomination d'empereur de la Bretagne, la Gaulle et l'Espagne. Son frère Valentinien II, âgé de 4 ans, est nommé empereur de l'Italie, l'Illyrie et de l'Afrique (375-392), sous la tutelle de l'impératrice Justine, sa mère.

an 395  : Sous la tutelle de Rufin, Arcadius, âgé de 18 ans, fils de Théodore Le Grand, empereur d'Orient comprenant :

- une partie de l'Asie : les contrées situées en deçà de l'Euphrate, les côtes de la mer Noire et de l'Asie Mineure

- en Afrique : l'Egypte

- En Europe : tous les Pays jusq'à la mer Adriatique et le Danube

Capitale : Constantinople

Sous la tutelle du vandale Stilicon époux de la nièce de Théodore Le Grand, Honirius, âgé de 11 ans, fils de Théodore Le Grand, empereur d'Occident

an 400-600 : Zaïre  Congo Kinshasa - Il semblerait que les phases d'expansion bantoue aient été séparées par un effondrement généralisé de la population entre 400 et 600 de notre ère. Coïncidant avec des conditions climatiques plus humides, l'effondrement a peut-être été favorisé par une épidémie prolongée. Cet écroulement démographique est suivi par une réinstallation majeure des siècles plus tard. Les recherches archéologiques et paléogénétiques montrent que la vague initiale de communautés parlant supposément des langues bantoues à l'âge du fer ancien a largement disparu de toute la région de la forêt tropicale du Congo vers environ 600 de notre ère, avec la persistance de seulement quelques populations dispersées. Le déclin de la population a été rapide entre ~ 400 et 600 de notre ère, puis s'est poursuivi à un rythme plus lent pour finalement aboutir à environ 400 ans d'activité sédentaire très limitée (~ 600 à 1000 de notre ère) avant qu'une deuxième vague d'immigration et de nouveaux établissements se développent à l'âge du fer tardif.

an 400 à 900 : Érythrée - Vers 1000 av. J.-C. jusqu'à environ 400 apr. J.-C., le royaume de Saba était un État situé entre les actuels Yémen, Érythrée ou le Nord de l'Éthiopie selon les périodes.

Par la suite, D'mt (800 av. J.-C. à 600 av. J.-C.) était un État qui s'étendait sur l'actuelle région de l'Érythrée et le Nord de l'Éthiopie.

Le royaume d'Aksoum (100 av. J.-C. à 990 apr. J.-C.) était quant à lui un État commercial important. Il aurait recueilli l'Arche d'alliance, ramenée par Menelik Ier, le fils du roi Salomon et de la reine de Saba. Aksoum a été également le premier grand empire à se convertir au christianisme.

an 429  : Algérie - 80 000 Vandales et Alains, dont 15 000 soldats, conduits par leur roi Genséric, traversent le détroit de Gibraltar pour passer en Afrique romaine. Les tribus berbères ne s'opposent pas à cette invasion, dont le choc est perçu comme le glas de la domination romaine, au contraire de la position des notables citadins. L'Armée romaine dirigée par le comte Boniface, est vaincue entre Calama et Hippone.

an 430  : Genséric conquit successivement toute la partie de l'Afrique qui relevait de l'empire de l'Occident, depuis le détroit de Cadix jusqu'à la Cyrénaïque, qui dépendait de l'empire d'Orient, il subjugue aussi les ïles Baléares, la Sardaigne, la Corse et une partie de la Sicile.

an 430  : Algérie - Le général romain et son armée trouvent refuge dans la cité de Hippone (Annaba). À la fin de l'année, les conquérants vandales prennent et occupent la ville, qui devient pour un temps la capitale de Genséric.

an 435  : Valentinien III cède à Genséric la Byzacène (Etats de Tunis) et la Numidie

an 439  : Genséric s'empare de Carthage, qui devient la capitale des Vandales. Il fait construire une flotte considérable, à l'aide de laquelle il ravage sans relâche les côtes de l'empire d'Orient et de l'empire d'Occident.

an 442  : Algérie - Le roi des Vandales Genséric signe un second traité de paix avec Valentinien III, approuvé par Théodose II : il obtient les pleins droits pour diriger la province romaine d'Afrique proconsulaire, Byzacène, et l'est de la Numidie. La partie occidentale de la Numidie et les Maurétanie Sitifienne et Césarienne retournent à l'Empire.

Les Vandales, attachés sur le plan religieux au rite chrétien arien, se distinguent par des persécutions contre les catholiques. Les Berbères, christianisés par Rome, réagissent de façon différenciée à la chute de Rome, puis des Vandales, et à l'instabilité durant la période byzantine. Certains s'enfuient notamment en Sicile.

La présence vandale n'influence pas les structures sociales existantes. Elle laisse surtout place à une reconquête par les pouvoirs locaux de ses occupants libyco-berbères originels. Ainsi, plusieurs principautés maures vont émerger, dont la plus constituée est celle d'Altava dans l’actuel Oranie, mais on atteste également d’autres principautés dans l'Aurès-Nementcha et dans le Hodna, au centre de la Maurétanie, où une vaste principauté maure s'établit de l'Ouarsenis à la côte, de Césarée (Cherchell) à l'embouchure du Chélif. Les vestiges qu'on nomme Djeddar, témoigne de cette époque.

Byzance envisage de reconstituer l'Empire romain, et le royaume vandale disparaît à la suite d'une intervention militaire dirigée en 533 par son général Bélisaire, qui défait le roi vandale Gélimer. Les Byzantins tentent de ressusciter les circonscriptions romaines. Le Diocèse d'Afrique est structuré en sept provinces dont quatre Praesides répartis entre la Sardaigne, la Numidie, et enfin les Mauritanies Sitifienne et Césarienne, cette dernière étant réduite au contrôle de quelques ports ; elle sera rattachée plus tard à la Sitifienne. Le système évolue pour donner naissance à l'Exarchat, plus proche d'un pouvoir militaire.

Les principautés maures de Maurétanie ne disparaissent pas totalement. Le pouvoir byzantin demeure lâche, limité à quelques villes qu'il s'attache à fortifier. Dès le départ de Bélisaire, les Berbères se révoltent en Byzacène et une autre révolte éclate en Numidie, conduite par le roi des Aurès Iabdas. Les Byzantins déploient des persécutions contre les donatistes, les adeptes du rite arien, les païens et les juifs. Leur politique entraîne des conversions nouvelles au donatisme, et même au judaïsme.

an 450  : Soudan - Royaumes post-méroïtiques : en 450, alliance des Nobas et des Blemmyes contre Rome pour la défense de leurs lieux de cultes dont l'île de Philæ était le principal sanctuaire. En 453, signature d'un traité de paix entre les belligérants autorisant les soudanais à pratiquer leur culte d'Isis librement. Sépultures royales d'El-Hobagi et nécropoles de Qoustoul et Ballana.

an 477  : Mort de Genséric. Hunéric, son fils, lui succède (477-484). Décadence du royaume des Vandales.     Persécution des catholiques.

an 484  : Gondamond, roi des Vandales (484 - 496), persécute aussi les catholiques

an 496  : Thrasimond, roi des Vandales (496 - 523). Il favorise les catholiques, rappelle les évêques exilés et leur rend leurs églises. Premiers envahissements des Maures (habitants de Mauritanie)

VIème siècle : Archipel des Comores - Les premières traces de peuplement datent du VIe siècle, il s'agit probablement de Bantous provenant de la côte africaine, appelé Antalotes (abusivement dénommés bushmen par les Européens). Ces premiers habitants mettent en place une organisation politique et sociale proprement africaine. Mayotte et Anjouan, plus difficiles d'accès du fait de leurs barrières de corail, ont été occupées apparemment plus tardivement, et les deux îles se différencient de l'ensemble des Comores par une évolution linguistique spécifique. On suppose que les Austronésiens qui contribuent au peuplement de l’île de Madagascar sont passés par les Comores entre le VIIe et le XIIe siècle mais ne s’y sont principalement installés qu'à Mayotte.

Les auteurs et navigateurs antiques (égyptiens puis grecs et latins) ne semblent pas bien connaître la région au sud de la Somalie ; Pline l'ancien mentionne au sud de l'Erythrée une ville appelée « Damnia » dans laquelle certains chercheurs comme N. Chittick croient reconnaître Domoni, mais aucune preuve archéologique n'atteste ce rapprochement. Il semble cependant que les navigateurs de l'antiquité ne tenaient pas à dépasser le Cap Delgado (frontière entre la Tanzanie et le Mozambique), au-delà duquel la navigation était plus complexe et le retour non assuré. Le Canal du Mozambique semble donc être resté relativement à l'écart du commerce international jusqu'au VIIIe siècle. Les proto-malgaches, venus de la région malaise ont pour leur part pu atteindre Madagascar dès le IVe siècle, suivis par les néo-indonésiens à partir du XIe siècle.

Cependant, des recherches archéologiques menées par le professeur Felix A. Chami (en) dans l'île de la Grande Comore suggèrent que l'île aurait été habitée bien plus tôt qu'on ne le pense « environ 3000 ans avant Jésus-Christ ».

Initialement, les villages sont régis par les doyens que sont les chefs des familles les plus influentes ou les chefs de villages. Ils portent le titre de mafé, mfaume ou mafani à Anjouan ou Mohéli (Mfalume en kiunguja). Les mafés laissent la place assez rapidement à des Mabedja qui forment une chefferie dirigeante dans chaque village.

an 523  : Hildéric, roi des Vandales (523 - 531). Il favorise les catholiques de même que son prédécesseur

an 530  : Soudan - Vers 530, le temple d'Isis à Philæ est fermé définitivement et la christianisation des royaumes post-méroïtiques des Blemmyes (vers 550), des Nobades (vers 570) et des Nobas (vers 580) se poursuit. Après le déclin de Méroé, trois royaumes chrétiens se forment au VIe siècle : ceux de Makurie et de Nobatie, qui s'unissent ensuite pour former le royaume de Dongola, et celui d’Alodie (ou Aloa), plus au sud. Construction d'églises et de monastères et rapprochement de l'Église soudanaise et de l'Église copte d'Égypte. Vers 640, la conquête arabo-musulmane de l'Égypte isole ces royaumes du reste du monde chrétien. Les royaumes chrétiens s’effondrent entre le XIVe et le XVIe siècle. Les Arabes baptisent alors les terres situées au sud de l’Égypte Bilad-al Sudan, le pays des Noirs.

an 531  : Gelimer, parent d'Hildéric, roi des Vandales, excite le peuple contre lui à cause de la protection accordée aux catholiques et se fait proclamer roi (531 - 534). Hildéric est fait prisonnier.

an 534  : L'empereur Justinien, ami d'Hildéric, ancien roi des Vandales, ne pouvant obtenir sa mise en liberté de Gélimer, déclare la guerre à ce dernier. Bélisaire débarque en Afrique, remporte sur les Vandales une grande victoire près de Tricamarum, à la suite de laquelle il s'empare de tout le royaume. Gélimer lui-même est pris et conduit à Constantinople, où il orne le triomphe du vainqueur. Fin du royaume des Vandales, après une durée de 105 ans.

an 541  : Sous la domination de Cosroès-le-Grand, qui ne brille pas moins par sa sagesse que par ses exploits, la Perse s'étendait depuis la Méditerranée jusqu'à l'Indus, et depuis l'Iaxartes jusqu'en Arabie et à la frontière d'Egypte. Bouzzi-Dchoum-Hour, son premier ministre.

an 554  : Conquête de la côte méridionale de l'Espagne jusqu'au détroit de Gibraltar, par Patrice Libérius, envoyé par l'empereur Justinien au secours d'Athanagilde, contre Agila, roi des Visigoths

VIIème siècle : Archipel des Comores - L'archéologue Felix A. Chami (en) s'est préoccupé de l'histoire de l'islam dans ce pays. En attendant la validation de ses travaux par la communauté scientifique, le 5 décembre 2010, à en croire le professeur, des fouilles archéologiques menées dans une ancienne mosquée comorienne ont révélé trois fondations superposées au sous-sol. La première fondation est celle d'une mosquée qui date du XIIIe siècle. La seconde dont les traces de la niche (mihrab) et de la chaire (minbar) sont nettement visibles, a fourni des matériaux datant du VIIe siècle, notamment des écritures gravées sur des poteries et autres objets déterrés à ce niveau. Si cela devait se confirmer, la thèse de l'islamisation des Comores remonterait au VIIe siècle apr. J.-C.

D'après le professeur Mohamed Bajrafil : « l’islam s’y est installé depuis sa primeur. La légende des deux dignitaires comoriens partis en terre sainte, à La Mecque, à la rencontre du prophète pour se convertir à la nouvelle religion, est aujourd’hui en partie corroborée par les fouilles archéologiques récemment effectuées dans la ville de Ntsaoueni, dans le Nord de l’île de la Grande Comore, qui prouvent de manière définitive que l’islam est bien arrivé aux Comores dès le premier siècle de l’ère hégirienne. Peu importe, dès lors, que ce soit par Mtswa Muindza et Fé Bédja, lesdits dignitaires, ou par d’autres qu’il y ait élu domicile ».

L’élément important, dans cette donnée nouvelle, est que l’islam serait dans ce pays aussi ancien que l’instauration des premières populations. Il est un des ciments de la société comorienne, dont il régit une partie non négligeable de l’organisation, tant au niveau des mœurs qu’à celui de la justice, notamment la justice civile. Cependant, la présence de tombes médiévales non orientées vers la Mecque (notamment à Mayotte) indiquerait des rites non-islamiques jusqu'à une période plus tardive : l'islam serait ainsi longtemps demeuré la religion des élites (souvent d'origine étrangère : persane, puis omanaise et zanzibarienne), tandis que le peuple et surtout les esclaves serait demeuré dans des religions primitives progressivement teintées de syncrétisme.

L'arrivée des Perses - Archipel des Comores -

Les sépultures de rite musulman découvertes à Mayotte dans la nécropole de Bagamoyo témoignent de l'arrivée des marchands perses de passage, originaires de Chiraz, dont la chute a provoqué une vague d'émigration dans le sud de l'Iran actuel, qui constituent les premières communautés musulmanes de l'archipel. Ces lignées princières chiraziennes, les Qabilas, originaires de la côte swahili fondent en effet les premiers sultanats, s'établissant dans les villes côtières fortifiées (Mutsamudu et Domoni à Anjouan, Fomboni à Mohéli, Moroni, Mitsamiouli, Itsandra et Iconi à la Grande Comore), unifiant sous leur autorité les communautés villageoises alors commandées par des Mafani (Anjouan, Mohéli et Mayotte) et Bedja (Grande Comore). Ils font main basse sur les terres des cultivateurs autochtones, les Walatsa, qui sont alors contraints de travailler pour eux. Ceux qui s'y refusent sont refoulés à l'intérieur des terres.

C'est surtout au contact de ces dynasties chiraziennes que les élites comoriennes vont progressivement s'islamiser. On considère le XIIe siècle comme l'époque pendant laquelle l'aristocratie comorienne est totalement islamisée. En parallèle, la chute de Chiraz et de son influence maritime ouvre la voie aux commerçants indiens (en particulier les kharimis), dont la présence va s'intensifier dans la région entre le XIe et le XIIIe siècle, laissant d'importants témoignages archéologiques sous la forme de poteries typiques de la côte indienne.

En 1154, le géographe arabe Al Idrissi réalise pour le roi Roger II de Sicile un travail carthographique appelé Tabula Rogeriana, dans lequel il décrit ainsi ce qui semble être les Comores :

« Vis-à-vis du littoral du pays des Zeng sont des îles appelées Îles du Jâvaga (gazâ'ir al-Zâbag) ; elles sont nombreuses et de vaste surface. Leurs habitants ont le teint très cuivré... Parmi, encore, ces îles de Jâvaga est l'île d'Anjouana (gazirat al-Anguna). La population de cette île est un mélange de races. On dit que lorsqu'en Chine (al-Sîn) la situation se dégrada du fait des dissidents et qu'en Inde, troubles et violences s'accrurent, les Chinois écoulèrent leurs produits vers le Jâvaga et autres îles s'y rattachant.»

Les Comores demeurent cependant encore marginales dans le commerce arabe, car situées au-delà de la zone dans laquelle on peut naviguer en fonction des constellations arabo-persanes : l'archipel n'apparaît donc quasiment pas dans les « rahmanag » (routiers nautiques) arabes de l'époque, dont les plus importants pour l'océan Indien sont ceux d'Ibn Mâgid (XVe siècle) et Soulayman al-Mahri (début du XVIe siècle).

Al Idrissi détaille également les produits de l'archipel (qui semble dominé à l'époque par Anjouan) : bananes (les plus nutritives de la région d'après lui), sorgho, riz, bovins, canne à sucre, coco, camphre, santal. Il est cependant probable que le commerce des esclaves fut la principale source de revenu des habitants des Comores pendant de nombreux siècles.

La plus ancienne mosquée de l'archipel se situe à Anjouan, sur le site du vieux Sima et daterait du XIIe siècle. L'islam pratiqué à cette date est fort influencé par le chiisme persan dont on retrouve notamment l'écho dans la présence de sépultures dans l'axe du mihrab de nombreuses mosquées anciennes (culte du saint fondateur). L'islam sunnite chafiite ne s'impose dans le sud-ouest de l'Océan Indien qu'à partir du XIVe siècle d'après le témoignage d'ibn Battuta de 1331. Sima devient la première capitale du sultanat chirazi d'Anjouan. C'est de cette époque que date la mosquée chirazienne, ses ruines sont encore visibles aujourd'hui. Domoni abrite une autre mosquée chirazienne de la fin du XVe siècle. Une inscription présente dans la mosquée du Vendredi de Moroni date sa construction de 1427, tandis qu'à Mbéni, une inscription date la mosquée du Vendredi de 1470.

VIIème siècle - Moyen âge au XVIème siècle : Éthiopie - Le Moyen Âge éthiopien désigne une période de l'Histoire éthiopienne qui s'étend du VIIe siècle (haut Moyen Âge) au début du XVIe siècle. L'année 1270 marque la prise de pouvoir par la dynastie salomonide après environ un siècle de règne des Zagwés.

Le pouvoir de l'État chrétien du royaume d'Aksoum décline au VIIe siècle. Ce déclin correspond à l'émergence d'une forte rivalité entre le port du royaume d'Aksoum et Djeddah, sur la mer Rouge.

VII au XIVème siècle : Ghana - L'histoire de la partie de l'Afrique qui deviendra le Ghana d'aujourd'hui est relativement mal connue avant 1500. Les recherches archéologiques ont montré que l'occupation humaine y est très ancienne aussi bien sur la côte qu'à l'intérieur des terres. Des recherches récentes ont mis en évidence, dans la zone forestière, la présence de sites d'habitat entourés de profonds fossés datant d'entre le VIIe et le XIVe siècle. Ce type de site, que l'on connaît par ailleurs de la Côte d'Ivoire au Nigeria, témoigne de l'existence d'une civilisation sédentaire maîtrisant la métallurgie du fer, vivant probablement de la culture de l'igname et de l'exploitation du palmier à huile, et particulièrement bien adaptée à l'environnement forestier. Ces sites furent brutalement abandonnés au XIVe siècle. La peste noire et ses conséquences dévastatrices sur la démographie, bien connues en Europe et en Afrique du Nord à la même époque et dont l'étude en Afrique subsaharienne reste à réaliser, pourraient être à l'origine de ces bouleversements à grande échelle.

VIIème siècle : Kenya - Du fait de la proximité de la péninsule arabe, des colonies arabes et perses apparurent le long des côtes avant le VIIIe siècle. À la fin du Ier millénaire, des peuples bantous migrèrent dans la région. À partir de 1500 arrivèrent les Luo nilotiques. Ces peuples, locuteurs des langues bantoues et nilotiques, forment maintenant les trois quarts de la population du Kenya.

an 610  : Avènement de la dynastie d'Héraclius. La tyrannie de Phocas excite un mécontentement général; Crispus, son gendre, engage Héraclius, fils du gouverneur d'Afrique, à délivrer l'empire de ce monstre. Ce dernier aborde une flotte près d'Abydos, s'empare de Constantinople et du trône impérial (610 - 641) et fait conduire Phocas au supplice.

an 611  : La Syrie et l'Egypte sont conquise par les Perses (611 - 616)

an 639  : Prise d'Alexandrie par Amrou, lieutenant d'Omar, après un siège de 14 mois; Incendie de la célèbre bibliothèque d'Alexandrie. Toute l'Egypte est conquise par les Arabes.

an 639 à 710 : Égypte - Mahomet puis son successeur Abou Bakr As-Siddiq, unifient l'Arabie musulmane. Le deuxième calife, Omar ibn al-Khattâb, se lance dans la conquête des territoires à l'extérieur de l'Arabie, notamment vers l'Ouest. Bénéficiant des divisions entre les Égyptiens monophysites et orthodoxes, le général Amr ibn al-As pénètre en Égypte en 639 s'empare de Péluse puis de Memphis et obtient la reddition d'Alexandrie en 641. Même si les troupes byzantines parviennent à reprendre Alexandrie, celle-ci est réoccupée en 645.

Dans le Sud, les Arabes attaquent, en 641 puis en 652, les royaumes chrétiens de Nobatie et de Makurie, mais échouent à prendre la ville de Dongola. Ils concluent alors le bakt, un traité qui prévoit une non agression réciproque, une liberté de circulation entre les territoires chrétiens et musulmans, une liberté respective de culte et des dispositions commerciales.

La Makurie se renforce en absorbant la Nobatie sous Mercure de Dongola (règne de 697 à 710) qui rattache son Église au patriarcat d'Alexandrie et fonde la cathédrale de Faras à la frontière avec le Soudan.

En 661, à la suite de dissensions parmi les chefs musulmans, le pouvoir est pris par la dynastie omeyyade qui installe la capitale à Damas. Sous les Omeyyades, l'expansion territoriale est limitée, mais les califes contribuent à améliorer leur administration, à répandre l'usage de l'arabe et à mettre en place une économie plus prospère en améliorant la sécurité des échanges au sein de l'empire.

an 641-711  : Algérie - La conquête militaire arabe du Maghreb qui a duré de 641 à 711, est lente et difficile. La résistance est plus marquée dans les Aurès et la région de Tlemcen, où les Berbères s'organisent en structure étatique. Les Arabes sont également repoussés par les troupes du royaume des Djédars et les dernières garnisons byzantines. Les figures les plus connues de ce conflit sont le prince guerrier Koceila, qui vainc Oqba Ibn Nafaa en 689, près de Biskra, puis la reine guerrière Kahena, appellation donnée par les Arabes signifiant « devineresse », ehia de son vrai prénom, à la tête des Berbères des Aurès. En 693, elle inflige près de Meskiana, une sévère défaite au corps expéditionnaire arabe de Hassan Ibn Numan, qu'elle repousse jusqu'en Tripolitaine, mais sera finalement vaincue.

an 641 à 661 : Egypte - Période des quatre califes biens guidés (Rachidoune) (641-661)

an 644  : Omar est assassiné à Médine par un esclave persan. Il a pour successeur Otham ou Osman, secrétaire d'Abou-Bekr (644 - 656). Construction d'une flotte. Sous lui, les armées victorieuses des Arabes pénètrent jusqu'aux bords de l'Oxus et de l'Indus. Amrou continue ses conquêtes en Afrique.

an 647  : Les Arabes envahissent l'Afrique et arrivent jusque devant Tanger

an 661 à 750 : Egypte - Période omeyyade (661-750)

an 669  : Les Arabes abordent en Sicile. Continuation de la guerre conte l'empire grec, principalement en Afrique

an 670  : Fondation par les Arabes de la ville de Kairwan ou Kairouan, en Afrique. Elle devint dans la suite la capitale de l'Afrique musulmane et se distinguait non-seulement par sa grandeur et ses richesses, mais encore par ses établissements scientifiques et littéraires.

an 689  : A la fin de ce siècle, le khalifat des Arabes comprend, outre l'Arabie, l'Indostan, la Tartarie, la Perse, la Syrie avec les pays qui en dépendent, l'Egypte, Chypre, Rhodes et les côtes septentrionales de l'Afrique.

an 698  : Victoire des Arabes, sous Hassan, sur les troupes grecques près d'Utique; Destruction de Carthage par les Arabes. Ils sont chassés par les Berbères et les Grecs, et se retirent en Égypte.

Apsimaire, général de la cavalerie, le même qui avait battu les Arabes en Afrique, dépose Léonce, lui fait couper le nez, l'envoie dans un monastère en Dalmanie et se fait proclamer empereur sous le nom de Tibère III (698 - 705)

VIIIème siècle  : Algérie - Dans le Maghreb central, les kharidjites œuvrent efficacement à l'islamisation des territoires. Au VIIIe siècle, les insurrections se multiplient contre les Omeyyades, en raison des impôts imposés aux Berbères et qui ne frappent, en principe, que les non-musulmans. L'Islam se diffuse ensuite depuis les mosquées, les centres de savoir religieux tel que Tahert et Kairouan, les ribats et les zaouïas. La conversion définitive des Berbères s'achève au IXe siècle, mais des ilots de christianisme subsistent jusqu'au XIIe siècle.

Le processus de l'arabisation est plus long. La diffusion de la langue arabe est d'abord l'œuvre des miliciens arabes qui prennent pied d'abord dans les forteresses byzantines du Constantinois, puis à partir des cités telles que Tahert et Tlemcen. L'usage de cette langue devient plus répandu avec l'arrivée des tribus des Arabes hilaliens dans les plaines, les Hauts Plateaux et le désert. Plus tard, les immigrés andalous et les confréries religieuses contribuent à d'autres avancées de l'arabisation. Le berbère subsiste dans les massifs montagneux notamment en Kabylie, les Aurès, le Dahra et l'Ouarsenis.

VIIIème siècle - Moyen âge  : Éthiopie - Le monnayage aksunnite disparait au cours du VIIIe siècle. Mais le fait que le négus (« roi » en langue guèze) ait accueilli les disciples du Prophète, contraints de fuir La Mecque, restera dans les mémoires dès les premiers temps de l'Islam. Les relations resteront respectueuses sinon amicales entre les deux communautés, ce qui n'empêche pas la rivalité entre commerçants, des deux côtés de la mer Rouge.

La documentation dans le royaume d'Aksoum puis en littérature arabe laisse apparaître un vide pour plusieurs siècles, après le VIIIe siècle. Ce vide pourrait être dû à « l'affaiblissement politique et culturel du royaume chrétien, coupé du reste de la chrétienté par l’expansion musulmane, et à une occultation plus ou moins systématique de cette période (VIIIe – XIIIe siècle) chez les clercs de la période postérieure, pour des raisons essentiellement idéologiques. »

VIIIème siècle : Guinée - Les Nalou et les Baga peuplent la région au VIIIe siècle.

VIIIème siècle  :  Kenya - L'histoire coloniale du Kenya débuta dès le VIIIe siècle avec l'établissement de colonies arabes le long des côtes.

an 701 : Afrique - Comores - Les premières traces de peuplement datent du VIIIe siècle avec des Africains appelé Antalotes (abusivement dénommés bushmen par les Européens). Depuis lors, de très nombreuses ethnies se sont croisées et mélangées.

an 705  : Valid Ier succède à son père sur le trône des khalifes (705 - 715). L'empire des Arabes s'étend depuis le détroit de Gibraltar jusqu'aux frontières des pays dépendant de la Chine et depuis le mont Caucase et la mer noire jusqu'à l'Océan indien.

an 707  : Mousa-Ben-Nosaïr, gouverneur de la Mauritanie, soumet la Corse, la Sardaigne, les îles Baléares et achève la conquête de l'Afrique septentrionale jusqu'à l'Océan.

an 741  : Algérie - Après la conquête musulmane du Maghreb, les Berbères se révoltent contre le régime omeyyade. Ces révoltes s'associent au milieu du VIIIe siècle au dogme kharidjite, qui les séduit par son puritanisme et son message égalitaire, et gagnent une bonne partie du Maghreb. À partir du 741, le Maghreb central gagne son autonomie, sous l'emblème du kharidjisme. Abou Qurra, chef de la tribu des Ifren, fonde le royaume sufrite de Tlemcen. Mais l'entité kharidjite la plus importante en Algérie est celle de la dynastie des Rostémides. Dans le reste du Maghreb deux autres dynasties s'installent : les Aghlabides sunnites de Kairouan et les Idrissides chiites de Fès.

an 750 à 762 : Égypte - En 750, après leur défaite à la bataille du Grand Zab, les Omeyyades sont remplacés par les Abbassides dans une grande partie orientale de l'empire, dont l'Égypte. Le transfert de la capitale de Damas à Bagdad en 762 éloigne l'Égypte du pouvoir central, ce qui contribue à l'affaiblissement de l'autorité des califes sur ce territoire.

La conversion à l'islam de la population reste limitée dans les premiers siècles de l'occupation arabe, mais se développe fortement vers le Xe siècle. La cause de cette conversion est mal connue, mais la formalisation du statut, inférieur, de dhimmi pour les Juifs et les chrétiens pourrait en être une raison principale.

an 750 à 868 : Égypte - Période abbaside (750-868)

an 760  : Algérie - Ibn Rustom, kharidjite d'origine perse installé en Ifriqiya, est attaqué et vaincu par le gouverneur arabe d'Égypte. Il abandonne l'Ifriqiya aux armées arabes et se réfugie dans l'Ouest algérien où il fonde en 761 Tahert, qui devient la capitale du royaume rostémide, un État théocratique, réputé pour le puritanisme de ses dirigeants, son commerce florissant, son rayonnement culturel ainsi que sa tolérance religieuse. Celui-ci, comme l'émirat de Cordoue depuis sa création en 756, conserve son indépendance du califat des Abbassides, malgré les pressions diplomatiques et militaires ainsi que la perte de territoires.

an 767  : Algérie - Le berbère Abou Qurra, uni aux kharidjites de Tahert et du djebel Nefoussa, lance une expédition vers l'est. Ils cernent le gouverneur abbasside dans la forteresse de Tobna, dans le Hodna, et gagnent Kairouan. Cependant, le calife envoie de l'Orient une forte armée sous le nouveau gouverneur Yazid ibn Hatim, qui défait les kharidjites en Ifriqiya, mais le reste du Maghreb échappent à l'autorité de Bagdad. De retour à Tlemcen, il voit son pouvoir battu en brèche par les tribus berbères des Maghraoua. Idris Ier négocie avec les Maghraouas la remise de la ville de Tlemcen, et un de ses descendants, Muhammed b. Sulayman, crée dans la région le « royaume sulaymanid », un État qui ne semble contrôler que les villes et qui prend fin sous les Fatimides en 93.

an 788 : Fondation par EDRIS Ier ou IDRIS la ville de Fès ou Fez (en arabe : فاس, Fās; en berbère : ⴼⴰⵙ, Fas) est une ville du Maroc septentrional, située à 180 km à l'est de Rabat, entre le massif du Rif et le Moyen Atlas. Faisant partie des villes impériales du Maroc, elle a été à plusieurs époques la capitale du pays et est considérée de nos jours comme sa capitale spirituelle. Il donne son nom à l'empire des Edrisides. 

Idris Ier ou Idriss Ier (arabe : إدريس بن عبد الله الكامل (Idrīss ibn ʿAbdallah al-Kamil), berbère : ⴷⵔⵉⵙ ⵓ ⵄⴱⴷⵍⵍⴰⵀ ⵍⴽⴰⵎⵉⵍ (Driss u ʿAbdellah Lkamil)) ou Moulay Idriss, né en 743 à La Mecque et mort en mai ou juin 791 à Volubilis, est une personnalité historique d'origine arabe, fondateur des villes de Fès, de Moulay Idriss ainsi que de l'imamat idrisside, communément considéré comme le premier État marocain, sur lequel il a régné de 788 à 791. Il est l'arrière petit-fils du calife Ali et de Fatima, fille de Mahomet.

an 789  : Guerres heureuses d'Haroun (786 - 809), 5ème khalife de la race des Abbassides, contre les Khazares. Edris, descendant d'Ali, s'enfuit au Magreb (Mauritanie et Numidie), dans l'Afrique septentrionale, où il fonde un royaume nouveau. Dynastie des Edrisides (789 - 941)

IX - Xème siècle : Gambie - Les commerçants arabes donnent les premiers témoignages écrits de la région aux environs du IXe et du Xe siècle. Au cours du Xe siècle, les marchands et savants musulmans établissent des communautés dans plusieurs centres commerciaux de l'Afrique de l'Ouest ; s'établissent alors des routes commerciales à travers le Sahara, entraînant un grand commerce d’exportation d'esclaves, d'or et d'ivoire et d'importation de produits manufacturés.

IX - XVIème siècle : Guinée - La majeure partie du territoire guinéen a été partie intégrante des empires du Ghana et du Mali qui se sont succédé entre le IXe siècle et le XVIe siècle.

Du IXe siècle au XIe siècle, le royaume mandingue, vassal de l'Empire du Ghana, s'établit du haut Sénégal au haut Niger. Ils seront rejoints par les Dialonkés d'origine mandée.

an 800-902  : Algérie - En 800, un gouverneur arabe du Zâb, Ibrahim ibn al-Aghlab, obtient le titre d'émir et fonde la dynastie des Aghlabides, une dynastie qui, sans rompre avec les califes abbassides, demeure indépendante. Cette dynastie occupe la partie orientale du pays, mais les Aurès et la Kabylie lui échappent.

Tahert devient une riche cité commerçante et un foyer culturel ; ses bibliothèques renferment des textes d'exégèse coranique et des manuscrits de médecine et d'astronomie. Cette période connaît également l'émergence du commerce transsaharien, favorisé par la stabilité des pouvoirs politiques. Les Andalous réaniment le commerce méditerranéen et établissent des colonies sur le littoral : Ténès en 872 et Oran en 902. Tlemcen devient une cité dont les liens avec la culture arabe d'Al-Andalous vont croissant.

an 802  : Ibrahim-Ben-Aglab (756 - 812) fonde en Afrique le royaume de Kaïrwan, que ses descendants conservent jusqu'en 908. Tripoli, Tunis et Alger en faisaient partie. Dynastie des Aglabides (Aghlabides)

an 817  : MOHAMED (Ziudad-Allah) khalife aglabide de Kaïrwan (817 - 838) fait la conquête de la Sicile.

Kairouan est une ville située dans le désert du nord de la Tunisie. Sous le règne des émirs des Aghlabides, qui ont construit grand nombre de ses monuments, elle est devenue une puissante ville commerçante renommée pour son école d'apprentissage islamique au IXe siècle. Bâtie aux abords de la médina, la Grande Mosquée, avec ses colonnes antiques et son imposant minaret, a été construite à cette période et constitue un important site de pèlerinage.

an 828  : MOHAMMED, khalife édriside à Fez (828 - 835)

an 831 à 973 : Égypte - En 831, une révolte copte éclate en Haute-Égypte. Le roi de Makurie, Zacharie III Israël en profite pour cesser de payer tribut, mais il doit reprendre les versements à la suite d'une intervention armée du pouvoir de Bagdad. De même, en 854, des affrontements ont lieu entre l'Égypte et les nomades Bedjas.

À partir de 832, l'Égypte est souvent administrée par des gouverneurs d'origine turque. Ahmad Ibn Touloun, installé en 868, s'affranchit du contrôle de Bagdad et fonde la dynastie toulounide. Après la défaite des troupes de Bagdad, il prend la Syrie, la Cyrénaïque et Chypre. Après l'assassinat de Touloun en 896 à Damas, la dynastie peine à résister aux Abbassides qui la reprennent en 905.

À la fin du IXe siècle, les Fatimides chiites s'imposent au Maghreb en ralliant les Berbères. Pour résister à leur menées conquérantes qui tendent à renverser les Abbassides, le pouvoir de Bagdad désigne Muhammad ben Tughj comme gouverneur en 935. Comme un siècle plus tôt, ce gouverneur finit par exercer le pouvoir en son nom et par conquérir la Syrie et à fonder la dynastie des Ikhchidides qui règne en Égypte jusqu'en 969. Le 7 juillet 969, Jawhar al-Siqilli s'empare de Fostat pour le compte des Fatimides. En 973, le calife Al-Muizz li-Dîn Allah fonde, à proximité de Fostat, la ville du Caire qui absorbera ultérieurement Fostat et dont il fait la capitale de l'empire.

L'Égypte se retrouve alors non plus en marge, mais au cœur du pouvoir de la principale dynastie musulmane, ce dont elle bénéficie directement sur le plan économique : le port d'Alexandrie supplante en activité les places de Bagdad et de Bassorah. Les Fatimides bénéficient de la prospérité des terres fertiles du Delta ainsi que du commerce de la mer Méditerranée et de la mer Rouge, richesses qui leur permettent d'entretenir une armée composée de Berbères, de Turcs et de Soudanais. Le pouvoir du calife est affirmé notamment par un cérémonial très précis.

an 835  : ALY, khalife édriside à Fez (835 - 848)

an 838  : ABOU-AKAL, khalife aglabide de Kaïrwan (838 - 841)

an 841  : AHMED, khalife aglabide de Kaïrwan (841 - 863)

an 848  : JAHIA Ier et II, OMAR JAHIA III et IV, khalifes édrisides à Fez, de 848 à 918

an 863  : MOHAMMED II, khalife aglabide de Kaïrwan (863 - 875)

an 868  : Invasion de la Dalmatie par les Arabes d'Afrique. Ils sont battus par le patrice ORYPHAS, qu délivre Raguse et force les musulmans à retourner en Afrique. 

an 868  : Égypte - Dynastie des THOULOUNIDES, en Syrie, Égypte, etc. (868 - 904) AHMED-BENTHOULOUN, gouverneur de l’Égypte, se déclare indépendant et fonde la dynastie des Thoulounides. Il règne en Égypte et en Syrie (868 - 884)

Période toulounide (868-935)

an 875  : ABOU-ISCHAK, khalife aglabide de Kaïrwan (875 - 902)